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La Ville devient propriétaire de Technoparc Montréal

Agence QMI

GEN-TRAVAUX DU REM

KARIANE BOURASSA/TVA NOUVELLES/A

La Ville de Montréal a annoncé jeudi qu’elle est devenue propriétaire des actifs de Technoparc Montréal, avec la volonté d’étendre la formule à d’autres secteurs de l’île.

Le Technoparc Montréal, qui a été mis sur pied en 1987, est le plus grand parc de recherche scientifique au pays. Quelque 200 entreprises y sont regroupées et se spécialisent en recherche technologique, en aéronautique, en technologies de l’information et en sciences de la vie.

Depuis sa création il y a 32 ans, Technoparc Montréal a bénéficié d’investissements de 200 millions $ de la part de la Ville de Montréal et de l’ancienne Ville de Saint-Laurent, devenue depuis un arrondissement montréalais.

Aujourd’hui, la valeur des actifs de Technoparc Montréal au rôle municipal est de 35 millions $ et le passif se chiffre à 4,3 millions $, a-t-on précisé jeudi, par communiqué.

Quelque 7000 personnes y travaillent et ce quartier d’affaires voisin de l’Aéroport international Montréal-Trudeau sera desservi d’ici quelques années par une station du Réseau express métropolitain (REM), le train électrique de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

«Je remercie les membres du conseil d'administration qui, conjointement avec les villes de Saint-Laurent et de Montréal, ont su se montrer visionnaires, créatifs et innovants pour faire de Technoparc Montréal le parc de hautes technologies le plus prospère et durable au pays», a dit la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

L’administration montréalaise souhaite que le Technoparc demeure une priorité de la Ville.

«Le contexte économique et immobilier a grandement évolué depuis sa création. Grâce à l'obtention du statut de métropole, la Ville a désormais la capacité de jouer pleinement son rôle de moteur économique et de développer ses pôles d'emplois. Nous croyons fermement que le développement du Technoparc, dans le respect de son héritage, jouera un rôle important dans la croissance économique de notre ville», a poursuivi Mme Plante.

Rappelons qu’en 2018, un rapport du contrôleur général faisait état de plusieurs lacunes dans la gestion de l’organisme sans but lucratif, situé dans l’arrondissement de Saint-Laurent. Il constatait notamment un manque d’autonomie financière et de transparence dans les transactions immobilières de l’organisme qui a le mandat d’attirer des entreprises technologiques et des centres de recherche sur son territoire en leur offrant des terrains ou des bâtiments en location.