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Accusé d’agression sexuelle et de contacts sexuels: acquittement du Dr Vincent Simard

Jean-Francois Desbiens

Le docteur Vincent Simard a été acquitté vendredi des accusations d'agression sexuelle et de contacts sexuels à l'endroit de deux adolescents au palais de justice de Drummondville, dans le Centre-du-Québec. 

C'est avec un énorme soulagement que l'accusé, ses proches et ses nombreux amis et qui l'accompagnaient ont accueilli la décision.

À l'inverse elle a semblé surprendre et décevoir énormément les plaignants et leurs familles.

Deux adolescents âgés de 15 et 17 ans au moment des faits allégués disaient avoir été victimes d'attouchements de sa part dans le cadre de massages dans le SPA et le salon de l'accusé.

Le Dr Simard entretenait avec eux une relation particulière, celle d'un grand frère.

Même qu'il les considérait pratiquement comme ses enfants, leur prodiguant de l'aide aux devoirs, leur offrant des cadeaux et les amenant même en voyage toujours avec la permission de leurs parents avec qui il s'était lié d'amitié.

Dans sa décision, en plus de soulever les contradictions nombreuses des plaignants dans leurs déclarations aux policiers et leurs témoignages plus tard au procès, la juge Hélène Fabi a insisté sur la crédibilité de la version de l'accusé et ses explications qui lui ont paru vraisemblables.

«Les comportements et les faits ne démontrent d'aucune façon qu'il entretenait une relation amoureuse qui pouvait l'amener à commettre des gestes à caractères sexuels envers l'un des plaignants» a-t-elle rappelé.

Dans une déclaration lue par son avocat Me Marc-Antoine Carette, Vincent Simard a tenu à dire qu'il a toujours été convaincu que justice allait être rendue dans cette affaire.

«Vous comprendrez que la décision d'aujourd'hui ne fait que confirmer son innocence. M. Simard veut souligner que la juge Hélène Fabi a cru sans aucune hésitation son témoignage, en plus d'émettre de sérieux doutes sur la crédibilité des plaignants dans cette affaire.»

À la suite de son arrestation, Vincent Simard avait, d'un commun accord avec le Centre intégré universitaire de santé du Centre-du-Québec, cessé sa pratique à l'hôpital.

Avec le Collège des médecins, il s'était entendu pour poursuivre ses consultations auprès d'adultes seulement et non de mineurs, à sa clinique de médecine familiale.

Est-ce que ses conditions de pratiques sont appelées à changer prochainement? Compte tenu que son acquittement vient tout juste d'être prononcé, il faudra attendre pour voir nous dit un porte-parole du CIUSSS-Centre-du-Québec.

Rappelons que le ministère public a trente jours pour décider s’il en appelle du jugement de non-culpabilité.