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«Un bon gars» parti trop vite

Jérémy Bernier - Le Journal de Québec

Courtoisie

« Se faire réveiller en pleine nuit par des policiers [qui t’avisent] que ton Étienne a eu un grave accident et qu’il en est décédé [...] Je n’ai jamais eu mal comme ça de toute ma vie. » C’est le touchant message qu’a lancé la conjointe de l’homme qui est mort dans un tragique accident de la route, jeudi soir, dans le Bas-Saint-Laurent.   

La soirée de jeudi dernier, qui se voulait festive pour Étienne Bélanger et sa copine de longue date Joanie Dubé, a finalement tourné au cauchemar. Après avoir fêté ensemble la vente de leur demeure, l’homme de 33 ans, originaire de Saint-Antonin, devait se rendre chez un ami. Il ne s’est jamais rendu.   

« Je lui avais envoyé un message vers 23 h 40, mais il ne m’avait pas répondu. Vers 2 h du matin, je lui ai renvoyé un autre texto, parce que j’étais inquiète, puis un autre plus tard. Je sentais qu’il y avait quelque chose », s’est rappelée, en entrevue avec Le Journal de Québec, la conjointe de la victime.   

La victime était un passionné de course d’accélération.

Photo Courtoisie

La victime était un passionné de course d’accélération.

« Coup de foudre instantané »  

Ce n’est que quelques heures plus tard qu’elle a été réveillée par des policiers lui demandant de venir identifier le corps de celui qu’elle aimait.   

« On s’est connus il y a 11 ans, alors qu’il était mon garagiste, j’ai eu un coup de foudre instantané. Alors quand j’ai dû l’identifier, mes jambes m’ont lâché une couple de fois. »   

Dans un touchant témoignage livré sur les réseaux sociaux, la jeune femme décrit l’amour qu’elle portait à son amoureux et la douleur qu’elle ressent maintenant qu’il n’est plus à ses côtés.   

« Mon cœur est détruit en mille morceaux. Il n’y a aucun mot qui peut expliquer la douleur intense qui m’envahit en ce moment. [...] Je t’aimais d’un amour profond, sincère et grandiose. »   

Maxime Beaulieu, un ami proche de la victime, a de la difficulté à comprendre les circonstances du décès. Il faut dire que ce dernier faisait des courses d’accélération depuis de nombreuses années. Aux dires de son ami, il était un as derrière le volant.   

« Un bon gars »  

Mais ce qui le choque le plus, c’est la possibilité que son chum a pu souffrir énormément au moment de l’accident.   

«Ce qui m’écœure, c’est de savoir qu’il a souffert à la fin, parce qu’il n’est pas mort sur le coup. Il a réussi à s’extirper de la voiture et a été retrouvé seulement quelques heures plus tard.»    

«C’était un gars souriant, toujours prêt à aider les autres, même [à ses dépens]. Il était toujours là quand on en avait besoin. Un bon gars, tu sais.»   

La Sûreté du Québec (SQ) mène présentement une enquête pour déterminer les causes exactes de l’incident. Selon les proches de la victime, l’alcool ne serait toutefois pas en cause.   

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