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Une deuxième maison saccagée par la même locataire

Simon Dessureault | Le Journal de Montréal

La locataire qui a saccagé une maison de Saint-Calixte en avait déjà ravagé une autre à Sainte-Julienne, où elle avait remplacé des murs par des troncs d’arbre pourris.       

 

  

Le calvaire de Cindy Hudon et de son conjoint Denis Côté a débuté en 2017 quand ils ont loué une résidence fraîchement rénovée à Geneviève Thibault-Lanthier.        

Il s’est terminé en janvier dernier par l’expulsion de cette locataire grâce à un jugement de la Régie du logement.       

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« La locataire, à l’insu des locateurs, a abattu des murs porteurs, retiré un couvre-plancher pour laisser le plancher sur le bois, posé un recouvrement de bardeau sur un mur, retiré ou coupé des poutres de soutien », est-il écrit dans le jugement d’expulsion datant du 14 janvier dernier.     

Mme Hudon affirme avoir investi près de 30 000 $ de réparations durant six mois.       

« Elle a remplacé les murs par des troncs d’arbres pourris, c’était affreux. Ma maison avait l’air d’un dépotoir ambulant, déplore-t-elle en entrevue avec Le Journal. On a passé une année complètement atroce, et mon conjoint est encore [en choc] post-traumatique. »       

Transformation extrême       

« En quelques mois, la locataire a littéralement transformé la maison et l’a encombrée, de même que le terrain. Il ne reste rien de la maison et du terrain si bien tenus », peut-on aussi lire dans le document de cour.       

La locataire a aussi saccagé une autre résidence à Saint-Calixte.

Photo tirée de Facebook

La locataire a aussi saccagé une autre résidence à Saint-Calixte.

TVA Nouvelles rapportait cette semaine que Geneviève Thibault-Lanthier et son conjoint ont causé pour environ 100 000 $ de dommages à une maison de Saint-Calixte cette année. Il n’y avait plus d’isolation, de murs, de plafond, de plancher, et même plus de cuisine.    

L’escalier qui menait au sous-sol avait été enlevé, pour en faire un qui mène vers le lit des locateurs, qu’ils ont placé en hauteur.    

Mme Thibault-Lanthier a prétendu qu’elle a tout détruit pour trouver la source d’infiltrations d’eau.       

Pour le cas de Sainte-Julienne, Cindy Hudon a constaté des méfaits pour la première fois en 2018 alors qu’elle a vu que le tapis qui couvrait le plancher de la maison avait été retiré sans sa permission.       

« On a quand même renouvelé son bail après lui avoir expliqué qu’elle ne pouvait pas faire de modifications dans la maison, a expliqué la propriétaire de 37 ans. Mais on a commencé à avoir des retards de paiements et à recevoir des drôles de messages concernant des rénovations qu’elle voulait faire. »       

La propriétaire a également envoyé une mise en demeure à la locataire, en novembre 2018, après une visite, lors de laquelle elle a constaté que Geneviève Thibaut-Lanthier avait fait des modifications à la maison.       

« Cela relève de l’irresponsabilité et d’une insouciance déréglée », selon le jugement de la Régie.       

Un ami de Cindy Hudon l’a aussi alertée dans la même semaine que l’occupante avait fait installer un poêle à bois, alors que la maison est dépourvue de cheminée.       

Mme Hudon et M. Côté ont dû prendre plusieurs journées de congé sans solde pour voir à la réparation des dommages, de février à juillet.       

« Je peux réclamer les mois de loyer et les frais, mais je sais que je ne toucherai rien parce qu’elle est bénéficiaire de l’aide sociale », a ajouté la dame.       

♦ Le couple a finalement vendu cette maison jeudi, nettement sous le prix de l’évaluation.  

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