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La survie de La Tribune entre bonnes mains

Jean-François Desbiens | TVA Nouvelles

Le plan d'arrangement avec les créanciers du Groupe Capitales Médias maintenant entériné par le tribunal, la survie de La Tribune à Sherbrooke est maintenant assurée et entre bonnes mains, disent les membres de la nouvelle coopérative de solidarité des travailleurs du journal. 

• À lire aussi: Feu vert au plan de relance des journaux de Groupe Capitales Médias 

La Tribune existe depuis presque 110 ans et continuera d'exister. La communauté sherbrookoise et les gens d'affaires se sont mobilisés ces derniers mois pour amasser plus de deux millions de dollars afin de lancer cette coopérative. Les quelque 60 travailleurs ont accepté des gels de salaires et injecteront 5 % de leur rémunération dans les opérations du quotidien. 

Cette restructuration ne se fera pas sans heurts puisque les services de l'imprimerie et de l'expédition seront abandonnés, entraînant l'abolition de onze postes permanents. 

À partir de la mi-février, le journal sera imprimé à Anjou. 

La Tribune doit aussi éventuellement quitter ses locaux de la rue Roy pour emménager dans des locaux moins vastes. L'endroit de cette relocalisation n'est pas encore connu. 

«Ces changements représentent à la fois un stress et un défi stimulant», confiait la journaliste Sonia Bolduc. 

La Cour supérieure du Québec a donné le feu vert lundi hier au plan de relance des journaux du Groupe Capitales Médias (GCM) en coopératives. 

Le Mouvement Desjardins et le Fonds FTQ font partie du sauvetage, tout comme le Fondaction CSN, selon toutefois des conditions strictes. 

Le plan de relance implique une restructuration importante de l’entreprise, dont la fermeture des régimes actuels de retraite. 

- Avec Pierre Couture

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