/finance/homepage

S’y retrouver avec les politiques de retour des achats en ligne

TVA Nouvelles

Au moment où les cadeaux se déballent, il est désormais coutume de mentionner à nos convives qu’une politique de retour s’applique. Pour les commerçants toutefois, les retours demandent beaucoup de logistique et un grand inventaire.

D’après l'expérience de Michel Poisson de la boutique Momo Sports, ce sont les chaussures qui se font retourner le plus. 

«Les gens vont parfois commander une, deux, trois paires de chaussures du même modèle, mais dans des grandeurs différentes» explique-t-il à TVA Nouvelles.

Dans l’arrière-boutique, M. Poisson entrepose entre 7000 et 8000 paires de chaussures différentes. Avec les nouvelles habitudes d’achats et de retours des consommateurs, il ne peut faire autrement.

Charles Tanguay de l’Office de la protection du consommateur (OPC) indique qu’il revient au commerçant de mettre en place ou non une politique de retour. 

«Ils sont libres d'en avoir une ou pas, et même, ils ne sont pas obligés de l'afficher non plus» mentionne-t-il.

À la boutique Piosa à Sherbrooke qui offre aussi le service en ligne, toutes les ventes sont finales. 

«Ce serait ingérable. On a des quantités plus limitées de produits. Par exemple, j'ai deux paires de 7. Si mes deux paires de 7 sont vendues en ligne, je les envoie, je ne sais pas dans combien de temps elles reviennent» explique la propriétaire de la boutique, Catherine Sheehy.  

Selon cette dernière, ce type de politique présente plusieurs avantages.

«C'est mieux pour la consommation locale et c’est plus écologique aussi. Moins de transport, moins de surconsommation parce qu'on vient essayer, on prend ce dont on a vraiment besoin» conclut Mme Sheehy.

Tous ces envois et retours de marchandises représentent un coût environnemental non négligeable.  

Afin de limiter les déplacements, la boutique Momo Sports appellent personnellement tous les clients qui passent une commande en ligne. 

«On va leur donner un choix: ‘’préféreriez-vous venir les essayer en magasin ou on vous les envoie?'' Je dirais que 95% des gens sont contents qu'on les appelle et veulent venir les essayer.» explique M. Poisson. 

-Avec les informations de Jasmin Dumas