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Une aînée relocalisée après un incendie a vécu un véritable calvaire

Marie-Ève Cloutier | TVA Nouvelles

Une aînée relocalisée temporairement suite à l’incendie de la Villa des Basques, à Trois-Pistoles, a vécu toute une mésaventure.  

La septuagénaire a été coincée dans une fâcheuse position après s’être cogné la tête. Elle a été retrouvée dans sa chambre du CISSS du Bas-Saint-Laurent trois heures plus tard. 

« Elle a été carrément laissée à elle-même pendant 3 heures », déplore Raphaëlle Ouellet, sa petite-fille, qui ose à peine s’imaginer ce qui aurait pu arriver à sa grand-mère si son grand-père ne lui avait pas rendu visite à temps au jour de l’An. 

« Lorsqu’il est entré dans la chambre, ma grand-mère s’est exclamée "Oh mon dieu, enfin quelqu’un! " ». C’est là que mon grand-père l’a aperçue, coincée entre le mur et une chaise. Son cabaret du midi était encore sur la table », raconte sa petite-fille. 

Raphaëlle Ouellet lui avait rendu visite deux jours plus tôt. Elle se souvient de la forte odeur dans la chambre cette journée-là. « C’était insupportable. Mes enfants et mon conjoint sont sortis. Il y avait des couches souillées dans la poubelle, à découvert, au pied du lit de ma grand-mère. J’ai dit "mamie, tu ne sens pas l’odeur? " Elle me répond "Non, je suis habituée". » 

Choc émotif

Si elle salue la façon dont la situation de crise a été gérée la nuit du 20 décembre, elle déplore les conditions dans lesquelles sa grand-mère a été temporairement hébergée dans une résidence de Rivière-du-Loup. 

« Vous savez, à cet âge, c’est dur de vivre des choses comme ça. Les résidents ont été évacués en pleine nuit, ils embarquent dans l’autobus, sont relocalisés. Elle n’avait vraiment pas besoin de ça en plus. » 

Elle soutient que les préposés de la Villa des Basques auraient dû être appelés en renfort pour soigner les bénéficiaires relocalisés. « Ce n’est pas comme s’il manquait de personnel. Les préposés étaient tous chez eux pendant que la résidence était fermée », affirme Raphaëlle Ouellet. 

Heureusement, Denise Leduc a pu réintégrer son logement à la Villa des Basques vendredi après-midi. Elle rappelle aux gens ayant des proches en résidence de prendre le temps d’aller les visiter. « Nos aînés ont besoin de nous. Ils ont besoin de leur famille. C’est très important, parce que certains ont des fins de vie malheureuse. » 

La famille Ouellet a porté plainte au CISSS du Bas-Saint-Laurent au sujet de l’incident qui a occasionné une grande ecchymose sur le bras à Mme Leduc. Des vérifications seront effectuées auprès de l’établissement. 

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