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«On voit la vague venir, mais on ne fait rien»

TVA Nouvelles

Chaque année, c’est la même chose, selon Simon-Pierre Landry, médecin à l’urgence de l’hôpital Laurentien, à Sainte-Agathe-des-Monts. Un «très mauvais plan» conçu par le ministère de la Santé ne parvient pas à réduire les débordements dans les urgences. 

«Encore cette année, c’est l’enfer. On a atteint cette semaine au-dessus de 200 % de taux d’occupation civière. Ça veut dire qu’il y avait du monde partout dans les corridors sur des civières», a-t-il expliqué en entrevue à TVA Nouvelles, ajoutant que le temps d’attente pouvait aller de 12 à 20 heures pour les cas moins urgents. 

Simon-Pierre Landry rappelle que l’histoire se répète. À partir de Noël, les urgences sont toujours bondées. 

«Le problème, c’est qu’on voit la vague venir, mais on ne fait rien. La vague nous frappe chaque année et on dirait qu’à chaque fois, on dit "À l’année prochaine" finalement», a-t-il résumé. 

Le gouvernement avait toutefois tenté de prévoir le coup avec l’ouverture de 55 cliniques d’hiver à travers la province dès décembre. 

«C’est une bonne idée, mais c’est un très mauvais plan. Il n’a pas beaucoup de sens sur le terrain», a résumé Simon-Pierre Landry. 

Donner plus de pouvoir aux hôpitaux 

Il estime que les hôpitaux devraient pouvoir eux-mêmes conclure des ententes avec des cliniques environnantes afin de pouvoir y rediriger des patients, comme ceux atteints du virus de la grippe par exemple. 

Le médecin de famille croit aussi qu’il est nécessaire d’ouvrir des lits d’hospitalisation durant la période critique et ouvrir davantage de places en CHSLD. 

Simon-Pierre Landry explique également que la population vieillissante est un autre facteur qui explique pourquoi les urgences débordent plus fréquemment de nos jours.

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