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12 mots-clics de la dernière décennie qui ont changé le monde

Du Printemps arabe aux dénonciations d’agressions sexuelles, les réseaux sociaux sont devenus des acteurs incontournables dans l’avancement de causes sociales. La popularisation des mots-clics – ou hashtags – a joué un rôle indéniable à plusieurs occasions dans les dernières années, que ce soit pour mobiliser la population ou braquer les projecteurs sur certaines injustices. Voici donc 12 mots-clics qui ont marqué la dernière décennie. 

#JAN25 

Dès le début de la décennie, en 2011, les réseaux sociaux ont joué un rôle central dans l’avènement du Printemps arabe, qui allait entraîner la chute de dictateurs en Afrique du Nord. 

Les révoltés ont utilisé les médias sociaux pour organiser les manifestations, diffuser des images et véhiculer de l’information en lien avec les protestations. 

Le mot-clic #jan25, en référence au premier «jour de colère» des Égyptiens contre le régime, est devenu l’un des symboles du soulèvement populaire qui a mené à la chute du président Hosni Moubarak. 

#OCCUPYWALLSTREET 

Dans la foulée de la crise économique de 2008, les réseaux sociaux ont aussi permis à des indignés Américains de s’organiser pour dénoncer les abus du capitalisme. 

À l’automne 2011, ils avaient pris l’initiative de camper dans les environs de Wall Street. 

Le mot-clic #OccupyWallStreet ainsi que les pages Facebook en lien avec le mouvement ont notamment permis aux participants d’obtenir de l’information sur les rassemblements en direct. 

#BLACKLIVESMATTER 

Le 13 juillet 2013, George Zimmerman était acquitté du meurtre de Trayvon Martin, un adolescent noir tué en 2012 en Floride. 

Le jugement a soulevé l’indignation au sein de la communauté afro-américaine, qui a lancé le mot-clic #BlackLivesMatter. Celui-ci est devenu un emblème des injustices raciales actuelles. 

#BRINGBACKOURGIRLS 

Dans la nuit du 14 au 15 avril 2014, 276 lycéennes ont été enlevées à Chibok, au Nigeria, par les islamistes de Boko Haram. 

Sur les réseaux sociaux, le mot-clic #BringBackOurGirls a contribué à soulever l’indignation mondiale. Plusieurs personnalités publiques, comme Kim Kardashian et Michelle Obama, ont joint le mouvement, aidant à braquer les projecteurs sur le conflit qui fait rage dans cette région du monde. 

#ICEBUCKETCHALLENGE 

Qui aurait cru qu’un simple défi invitant les gens à se verser un seau d’eau glacée sur la tête permettrait de récolter 115M$ pour lutter contre la sclérose latérale amyotrophique (SLA), également connue sous le nom de la maladie de Lou Gehrig? 

Le Ice Bucket Challenge est devenu viral à l’été 2014 sur les réseaux sociaux, alors que des millions d’internautes se sont filmés en train de relever le défi, dont l’acteur Mark Zuckerberg, Bill Gates ou encore Lady Gaga. 

Par ailleurs, l’Américain Peter Frates, qui avait popularisé le défi, est décédé le 9 décembre dernier, à 34 ans, des suites de cette maladie dégénérative. 

#JESUISCHARLIE 

Créé par le graphiste français Joachim Roncin dans les heures suivant l’attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo à Paris, le slogan «Je suis Charlie» s’est répandu sur les réseaux sociaux comme une traînée de poudre. 

#JeSuisCharlie est rapidement devenu le symbole du soutien aux victimes de l’attaque du 7 janvier 2015, mais aussi de la défense de la liberté d’expression. L’expression a fait le tour du monde, alors qu’environ 6500 tweets à la minute contenaient ce mot-clic. 

#OSCARSSOWHITE 

La controverse des #OscarsSoWhite (Oscars si blancs) a éclaté en janvier 2015 pour dénoncer le manque de diversité dans le milieu du cinéma hollywoodien. 

La polémique a été particulièrement médiatisée l’année suivante, alors que pour une deuxième année consécutive, les 20 acteurs nommés dans les quatre catégories d’interprétation des Oscars étaient tous des Blancs. 

La situation s’est améliorée depuis, mais la question demeure un enjeu important dans l’industrie. 

#LOVEWINS 

L’ancien président américain Barack Obama est le premier à avoir utilisé le mot-clic #LoveWins (l’amour gagne) le 26 juin 2015, alors que la Cour suprême venait d’annoncer la légalisation du mariage homosexuel aux États-Unis. 

Depuis, ce hashtag est devenu le symbole du soutien à la communauté LGBTQ+. Il a notamment été utilisé par de nombreux internautes après la fusillade d’Orlando, le 12 juin 2016, survenue dans une boîte de nuit gaie. 

#REFUGEESWELCOME 

L’épouvantable photo d’un jeune naufragé syrien retrouvé mort sur une plage en Turquie a créé une véritable indignation sur les réseaux sociaux en 2015. 

Célébrités, politiciens et citoyens ont partagé des publications comprenant le mot-clic #RefugeesWelcome pour inciter les gouvernements à accueillir les réfugiés syriens pendant la crise des migrants. 

#PRAYFORPARIS 

Le slogan de solidarité #PrayForParis (Priez pour Paris) a été créé en réaction à la série d’attentats terroristes survenus dans la capitale française le 13 novembre 2015. Les attaques, revendiquées par le groupe armé État islamique, ont fait 130 morts et plus de 400 blessés. 

Le mot-clic #PrayForParis a été utilisé dans 6,7 millions de tweets de partout dans le monde, dans les 10 heures suivant les événements. 

#METOO ET #MOIAUSSI 

Quelques jours après l’éclatement de l’affaire Harvey Weinstein, en octobre 2017, un véritable mouvement de dénonciation des agressions sexuelles a pris naissance sur les réseaux sociaux après le témoignage de l’actrice américaine Alyssa Milano. 

L’appel s’est largement répandu, alors que des femmes de partout dans le monde, dont plusieurs au Québec, ont partagé leur expérience personnelle sous les mots-clics #MeToo, #MoiAussi et #BalanceTonPorc, en France. 

Le mouvement a entraîné la chute de plusieurs personnalités publiques, en plus de susciter une hausse des dénonciations d’agressions sexuelles à la police. 

#PRAYFORAMAZONIA ET #SAVEAMAZONIA 

Les violents incendies de l’été dernier en Amazonie démontrent à quel point les réseaux sociaux peuvent attirer l’attention des médias sur certains événements. 

Alors que des dizaines de milliers d’incendies faisaient rage au cœur de la forêt brésilienne, plusieurs internautes avaient dénoncé le manque de couverture médiatique liée à cette déforestation. 

Les incendies en Amazonie ont également été l’occasion de découvrir les effets pervers des réseaux sociaux. En effet, de nombreuses images n’ayant aucun rapport avec les événements, comme celle de ce singe enlaçant un bébé, ont été partagées à une vitesse ahurissante, devenant difficile pour les internautes de départager le vrai du faux.