/news/law

Procès d’un massothérapeute accusé d'agressions sexuelles

Katia Laflamme | TVA Nouvelles

Le procès du massothérapeute Patrick Chénard s’est ouvert lundi au palais de justice de Rimouski. L’accusé qui fait face à de nombreux chefs d’agression sexuelle. Le procès, qui devrait durer trois semaines, est présidé par le juge Jules Berthelot.   

D’entrée de jeu, l’avocat de la défense, maître Yves Desaulniers, a réitéré que son client plaidait la non-culpabilité sur tous les dossiers et les chefs d’accusation qui pèsent contre lui.   

Patrick Chénard, 28 ans, fait face à 12 chefs d'accusation d'agressions sexuelles et un chef de contact sexuel.    

Les crimes qui sont reprochés au massothérapeute auraient été commis entre novembre 2015 et avril 2018 à Rimouski, sauf celui allégué de Trois-Rivières. Au total, onze femmes, dont des mineurs, ont porté plainte contre Patrick Chénard.   

Dès le début des audiences, les avocats des deux parties ont débattu sur la possibilité ou non de traiter les trois dossiers distincts dans le même procès, en raison de la similarité des faits reprochés.   

Le juge a aussi réitéré l’ordonnance de non-publication sur l’identité des plaignantes dans ce dossier.   

Les premiers témoins présentés dans l’étape du voir-dire ont été les deux enquêteurs de la Sûreté du Québec qui ont procédé à l’arrestation de Patrick Chénard.   

Les enquêteurs ont raconté que le matin du 1er juin 2018, ils se sont présentés très tôt le matin au domicile de l’accusé. Comme il n’était pas présent, les policiers se sont dirigés par la suite à son lieu de travail. Les policiers insistent sur le fait que Patrick Chénard était très calme lors de son arrestation et qu’il a collaboré.

Ensuite, la Couronne a fait entendre un autre enquêteur de la Sûreté du Québec qui se trouvait dans la salle miroir pendant l’interrogatoire de Chénard.   

La Couronne veut faire admettre l’enregistrement de l’interrogatoire comme preuve dans le procès.   

Les policiers ont interrogé Patrick Chénard pendant plus de cinq heures, de 8h55 à 14h24.   

Lundi après midi, la Couronne a présenté l’intégral de l’interrogatoire de Chénard réalisé par l’enquêteur de la Sûreté du Québec. Pendant plus de cinq heures, ont voit Chénard répondre aux questions de l’enquêteur. D’entrée de jeu, l’enquêteur a passé en revue le travail des enquêteurs lors de son arrestation, en insistant sur le fait qu’on lui a fait part de ses droits.   

Par la suite, le policier pose plusieurs questions sur son métier et sur son parcours scolaire. Chénard détient un baccalauréat en kinésiologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières.   

Après de longues minutes, l’enquêteur évoque la raison de son arrestation. Patrick Chénard affirme être surpris et qu’il trouve le tout désolant. Il soutient qu’il n’est pas stressé puisqu’il n’a rien à se reprocher.   

Il affirme qu’il savait qu’une de ses patientes avait fait une plainte sur ses services à son employeur et que celui-ci avait été rencontré par les policiers. Il s’attendait à être questionné sur cet événement.   

L’accusé prétend que la cliente,qui a porté plainte,n’a jamais démontré de malaise pendant le massage, qu’elle n’a rien dit non plus. Le policier lui pose des questions précises sur le massage en question. Chénard explique en détail le traitement et les gestes qu’il a posés pendant ce massage.   

Après une pause, l’accusé avoue au policier que son avocat lui a recommandé de ne pas parler aux policiers, mais il dit en être incapable «j’aurai l’impression de cacher des choses» affirme Patrick Chénard.   

Pour le moment, la Couronne prévoit faire entendre 13 témoins dans ce procès.