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Des fautes de français assombrissent la campagne de Bryan Brulotte

Émilie Bergeron | Agence QMI

L’homme d’affaires québécois Bryan Brulotte a dû se défendre de malmener le français, lundi, au jour un de sa campagne pour briguer la chefferie du Parti conservateur du Canada (PCC). 

Les fautes d'orthographe fourmillaient sur le site web de l’ex-militaire, que ce soit pour exprimer son «désire» de servir le pays ou encore sa volonté de rendre les familles canadiennes plus «sécures». 

Celui qui dirige la compagnie de placement de main-d’œuvre MaxSys ne s'est toutefois pas laissé abattre bien qu'il se soit avoué «déçu» de constater de tels impairs à la langue de Molière. 

«Comme pour toute chose, il y a toujours des petites anicroches en première journée et on a quelqu’un qui travaille là-dessus», a dit M. Brulotte en entrevue. 

La course à la direction du PCC n’a pas été formellement déclenchée, mais le Québécois a déjà sauté dans la mêlée et lancé sa «campagne» pour être candidat. Il est ainsi la première personne à confirmer ouvertement ses intentions de succéder à Andrew Scheer. 

En début de soirée, lundi, des coquilles repérées en avant-midi n’avaient toujours pas été corrigées. Le participe passé du verbe «apprendre» était d'ailleurs mal orthographié sur la page web du candidat-en-devenir. «Bryan a pris tout ce qu’il avait apprit [sic] dans l’armée pour faire la transition entre une vie militaire et civile», pouvait-on lire. 

Une première coquille avait d’abord été remarquée dans une annonce publiée dans «Le Devoir» indiquant que M. Brulotte souhaite être chef du Parti conservateur «de» Canada plutôt que «du» Canada. La même erreur se retrouvait dans la biographie de son compte Twitter. 

Notons que la plateforme de 23 pages dévoilée lundi par l’équipe de M. Brulotte ne comporte presque pas de fautes d’orthographe. 

L'atout de la maîtrise du français 

Le PCC espère pouvoir compter sur des gains au Québec pour obtenir un meilleur score au prochain scrutin fédéral. Les aspirants chefs devront donc convaincre qu’ils peuvent accomplir cet objectif, la maîtrise du français constituant un atout. 

Le chef sortant Andrew Scheer a annoncé en décembre qu’il quitterait son poste de leader, près de deux mois après sa défaite électorale aux mains du libéral Justin Trudeau. 

Le prochain chef sera choisi le 27 juin prochain au Centre des congrès de Toronto, mais les modalités de la course restent à être annoncées. 

Plusieurs noms circulent pour prendre la place d’Andrew Scheer, dont celui de l’ex-premier ministre québécois Jean Charest, qui y songerait sérieusement. D’autres noms sont aussi évoqués, y compris ceux du député québécois Gérard Deltell, des députés ontariens Michael Chong, Pierre Poilièvre et Erin O’Toole.

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