/news/society

Difficile d’enterrer un proche aux Îles-de-la-Madeleine

TVA Nouvelles

Les membres d’une famille endeuillée de Gaspé ont eu beaucoup de mal à se rendre aux Îles-de-la-Madeleine et à transporter la dépouille de leur mère pour la porter à son dernier repos. Une situation causée par Air Canada et une maison funéraire, dénonce la famille.  

Marie-Claire Arseneau, décédée le 12 décembre dernier à Gaspé, avait exprimé le souhait d’être enterrée aux Îles-de-la-Madeleine. En tentant de réaliser son souhait, la famille s’est butée à une réglementation mise en place depuis trois ans par Transport Canada.  

«Ça prend une accréditation spéciale des maisons funéraires. Donc la maison funéraire de Gaspé fait plutôt le contraire. Elle reçoit des corps, mais elle n’envoie pas des corps», précise Yvette Thériault, la fille de la défunte. 

Après le décès de la dame, la famille a donc dû faire transporter le corps jusqu’à Québec en assumant les coûts supplémentaires qui s’y rattachaient.  

«Maman est décédée le 12 décembre, le jeudi. Et on a juste su la veille, la famille, qu’elle ne prenait pas l’avion à Gaspé», ajoute madame Thériault. 

Un transport en avion coûteux

Les embuches se sont poursuivies lorsqu’il a fallu organiser le vol de la famille vers les Îles. Il a été impossible de trouver six billets d’avion sur le même appareil. Sans parler des prix qui s’élevaient, au total, à 6 000$ pour un vol de 45 minutes. Une situation que dénonce l’ex-député de Gaspé et maintenant conseiller en développement régional, Gaétan Lelièvre. 

«Ils ne demandaient pas grand-chose. Ils demandaient d’être les six personnes, en même temps que leur mère, au service de la maman», affirme-t-il. 

Il s’agit d’une situation inacceptable selon l’ex-politicien.  

«De ne pas être capable, en 2019, en Gaspésie, au Québec, d’avoir six billets d’avion pour se rendre aux Îles-de-la-Madeleine en même temps que le corps du défunt pour assister au service, c’est quelque chose quand on pense à ça», ajoute Gaétan Lelièvre. 

La famille espère que le partage de son histoire permettra de faire bouger les choses et d’éviter que des situations comme celle-ci ne se reproduisent. Elle aurait espéré pouvoir se concentrer sur le plus important : porter Marie-Claire Arseneau à son dernier repos. Cela a tout de même pu être fait après avoir surmonté les embuches. 

«Déjà beaucoup de choses à vivre avec le deuil de maman. Oui c’était difficile pour nous autres», déplore Yvette Thériault. 

D'après les informations d'Etienne Malouin