/sports

Dopage : Laurence Vincent Lapointe devra patienter

Agence QMI

La canoéiste Laurence Vincent Lapointe devra encore attendre pour savoir si elle pourra participer aux Jeux olympiques de Tokyo cet été, elle qui conteste une suspension pour dopage imposée l’été dernier.

L’athlète de Trois-Rivières a appris que la Fédération internationale de canoë aura besoin de plus de temps pour examiner son cas. Durant une audience ayant eu lieu le 9 décembre dernier à Lausanne, en Suisse, elle a tenté de démontrer son innocence concernant des traces de ligandrol retrouvées dans son urine lors d’un test de dépistage le 29 juillet dernier. Une décision finale devait être rendue dans les 30 jours suivants par le comité antidopage de la Fédération.

«Je suis certainement déçue de ne pas connaître la décision finale du comité, comme je l'espérais, a affirmé Vincent Lapointe par communiqué, mercredi. Dans les circonstances et avec l’attente de la décision finale, je suis tout même contente de pouvoir reprendre l’entrainement sur l’eau. Les Jeux olympiques de Tokyo commencent dans moins de 200 jours et je n’ai pas une journée à perdre pour m’entraîner au maximum. Mon rêve de remporter une médaille d’or est loin d’être mort!»

Dans deux semaines?

Son avocat, Adam Klevinas, a indiqué que le verdict pourrait être connu d’ici deux semaines.

«Ce délai additionnel ne doit en aucun cas être considéré comme une indication défavorable sur la décision rendue à Laurence. Nous restons confiants que, lorsque la Fédération rendra sa décision, Laurence sera blanchie», a précisé Me Klevinas.

«Cependant, en raison de la complexité du cas de Laurence, ainsi que d'autres affaires imprévues auxquelles la Fédération a dû faire face, telles que la suspension de la Russie par l'Agence mondiale antidopage et des conséquences sur la qualification olympique, nous comprenons que du temps supplémentaire sera nécessaire pour que la Fédération rende une décision finale et motivée», a-t-il ajouté.

En attendant, Vincent Lapointe doit se rendre en Floride pour s’entraîner seule, même si elle demeure suspendue.

Grand espoir de médaille canadien en vue des Jeux de Tokyo en 2020, elle a toujours nié sa culpabilité dans cette affaire. Vincent Lapointe et son équipe ont soulevé l’hypothèse d’une contamination des suppléments alimentaires qu’elle consomme pour expliquer la présence de ligandrol, un agent anabolisant qui permet d'augmenter la masse musculaire.

Suspendue, la multiple championne du monde n’a pu défendre ses titres aux épreuves de C-1 200 m, C-1 5000 m et C-2 500 m aux Mondiaux en Hongrie en août dernier. Il s’agissait ailleurs de la première épreuve de qualification olympique en canoë-kayak.

Si sa suspension est levée par la Fédération internationale de canoë, elle pourra participer aux deux dernières épreuves de qualification olympique. La première sera les Championnats panaméricains de canoë, qui auront lieu du 7 au 10 mai, à Santiago, au Chili. Le Canada pourra également qualifier des embarcations et des athlètes en vue des prochains Jeux à la Coupe du monde de canoë de Duisbourg, en Allemagne, du 21 au 24 mai.

Un maximum de trois Canadiennes pourra représenter le pays à Tokyo dans les épreuves de canoë.

Dans la même catégorie