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Une année révélatrice pour Mathieu Baron

Patrick Delisle-Chevrier | Agence QMI

Visionnement privé du documentaire Les différents.

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

Mathieu Baron a campé plusieurs personnages marquants à la télévision au cours des derniers mois. Après Nick Romano dans «District 31», le méchant Jimmy Barbeau dans «Alerte Amber» et ses rôles dans «Cerebrum» et «Le 422», il fait partie de la distribution de la deuxième saison de «Fugueuse». Celui qui, il y a à peine un an, disait avoir peur pour sa carrière alors qu’il se retrouvait devant rien continue de faire sa marque dans le paysage télévisuel québécois.

Mathieu, ton plus récent rôle est celui de Thomas dans la série fantastique «Le 422». Que peux-tu nous dire de ce personnage?

Mon personnage fait partie des Guerriers de l’ombre, une famille qui, d’une certaine façon, protège l’humanité. On ne veut pas que les gens découvrent le dernier passage vers la Huitième Dimension, parce qu’un trésor s’y cache. Ce sont des personnages de l’ombre, mais ils ne sont pas méchants pour autant.

Tu as aussi campé le vilain Jimmy Barbeau dans «Alerte Amber». Que retiens-tu de cette expérience?

Jimmy était un personnage vraiment intéressant à jouer. C’était un beau défi pour moi parce que je jouais un vrai méchant pour la première fois. J’ai le «casting» que j’ai et je m’en sers, mais je ne voulais pas avoir l’air du gars qui joue au méchant sans vraiment l’être. Je voulais être crédible, alors je ne devais pas trop en mettre. Je suis plus que satisfait de ma prestation. C’était une magnifique expérience et je suis heureux que la série ait connu un tel succès. Les cotes d’écoute étaient extraordinaires!

As-tu l’impression que les gens se souviennent davantage des personnages de vilains?

Oui. J’ai beaucoup entendu parler de ce personnage. Les téléspectateurs avaient beaucoup de plaisir à me dire leurs commentaires. On m’a souvent dit: «Je t’aimais dans ¨Unité 9¨, mais là, je ne t’aime pas beaucoup.» Je considère que c’est une belle dose d’amour et je me dis que le jour où je ne recevrai plus ce genre de commentaires, c’est parce que je ne pratiquerai plus ce métier. Je les accepte tous avec grand plaisir.

Que retiens-tu des tournages avec les interprètes d’Éliot et de Logan, Elijah Patrice-Baudelot et Lévi Doré?

Honnêtement, je leur ai dit de préparer leur discours de remerciement parce que c’est certain qu’ils gagneront un prix d’interprétation au Gala Artis ou aux Gémeaux. Ils sont extraordinaires! Jouer avec eux était une magnifique expérience. D’ailleurs, je me fais régulièrement demander si Elijah est réellement autiste.

Tu campes aussi Nick Romano dans «District 31». Comment le décrirais-tu?

Je pense que Nick est pris entre l’arbre et l’écorce. C’est une intrigue captivante et j’ai hâte de voir où Luc Dionne amènera ce personnage. C’est un privilège d’interpréter un personnage dans une série aussi populaire que «District 31». Il ne se passe pas une journée sans qu’on me parle de la série et de mon personnage.

Le tournage de cette quotidienne se déroule à un rythme effréné et vous avez beaucoup de texte à apprendre. Est-ce un rythme difficile pour toi?

Non, et je dirais même que j’aime ça. Ça me permet de rester alerte, et j’aime le fait qu’on n’ait pas le temps de trop penser. Il y a une énergie extraordinaire sur ce plateau; c’est vraiment une belle grande famille, et on a le temps de rire et de déconner entre les prises. C’est vrai que c’est beaucoup de pages de texte à apprendre chaque jour, mais c’est loin d’être ennuyant.

Il y a un an, tu disais angoisser parce que tu te retrouvais devant rien après «Unité 9», mais tu as finalement décroché de très beaux rôles. Quel souvenir garderas-tu de l’année 2019?

Je sais qu’on n’a aucune garantie dans ce métier et qu’on ne sait jamais ce qui s’en vient. On ne sait pas pour combien de temps on va pouvoir continuer à le pratiquer. On ne contrôle vraiment rien dans cet univers, et je me souviens parfaitement de ce que je ressentais l’année dernière. J’avais si peur de ne plus travailler! Mon rôle dans «Unité 9» m’a révélé au grand public en tant que comédien, mais ç’aurait pu n’être qu’un feu de paille. J’apprécie chaque rôle et chaque journée de tournage et je remercie la vie pour les belles expériences que j’ai vécues cette année. C’était de beaux défis à relever et j’en suis très heureux. Je me trouve très chanceux, parce qu’il y a plusieurs artistes au Québec qui aimeraient travailler davantage. Je suis conscient de ma chance et je l’apprécie.

On t’a découvert dans une téléréalité et tu joues maintenant dans certaines des séries les plus populaires au Québec. Souffres-tu du syndrome de l’imposteur?

Oui, c’est certain. Je crois que je vais toujours en souffrir un peu. Sincèrement, je veux qu’il soit toujours là, dans le sens où je ne veux jamais me réveiller un matin et être complètement à l’aise avec tout ce qui se passe dans ma vie. Quand tu te sens trop à l’aise, tu peux tomber de très haut. Je suis conscient qu’on est toujours assis sur un siège éjectable dans ce métier, alors je considère que le syndrome de l’imposteur est positif, parce qu’il me pousse à me dépasser et à me lancer des défis.

Que peux-tu dire du personnage que tu interprètes dans «Fugueuse la suite»?

Je suis tellement content de participer à ce projet! La première saison a connu un immense succès et les gens attendent la suite avec impatience. Mon personnage s’appelle Jim et il est en couple avec Natacha (Kimberly Laferrière). Ce n’est pas un personnage principal, et les téléspectateurs vont davantage comprendre qui il est vers la fin de la saison. Jim n’est pas un homme méchant, mais la vie l’a amené à faire des choix qu’il aurait préféré éviter. Mais a-t-il vraiment de bonnes intentions ou cache-t-il simplement bien son jeu? Ça reste à voir.

«Le 422», saison complète disponible au telequebec.tv. «District 31», du lundi au jeudi 19 h, à Radio-Canada. «Cerebrum», mercredi 21 h, à Radio-Canada. «Fugueuse la suite», lundi 21 h, à TVA.

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