/news/politics

Règles plus strictes pour la course à la direction du Parti conservateur

Agence QMI

Ceux qui souhaitent devenir chef du Parti conservateur du Canada (PCC) devront se plier à des règles resserrées par la formation politique pour la course à la chefferie qui débutera officiellement ce lundi.

Les aspirants-chefs auront jusqu’à la fin de février pour présenter leur candidature. Ils devront débourser des frais d’inscription (non remboursables) de 200 000 $, selon les modalités dévoilées samedi, un montant qui était fixé à 100 000 $ lors de la dernière course à la direction, en 2017.

Les candidats en devenir devront aussi amasser 3000 signatures plutôt que 300. Les noms recueillis devront provenir de sept provinces différentes.

Le vainqueur qui succédera à Andrew Scheer sera connu le 27 juin. Les membres en règle du PCC seront appelés à voter au Centre des congrès de Toronto.

Cette année, la course à la chefferie se déroulera donc sur un peu plus de cinq mois. En 2017, l’exercice avait duré 16 mois.

M. Scheer a annoncé sa démission comme chef en décembre, près de deux mois après avoir perdu l’élection fédérale d’octobre au profit d’une réélection des libéraux de Justin Trudeau.

La grogne contre le leadership de M. Scheer n’a cessé de s’intensifier depuis sa défaite électorale. Au Québec, on lui reprochait surtout ses tergiversations sur la question du droit à l’avortement.

Plusieurs noms de personnes intéressées à prendre les rênes de la direction du PCC circulent, notamment celui de l’ex-premier ministre québécois Jean Charest. L’ex-ministre sous Harper Peter Mackay songerait aussi sérieusement à se lancer.

De nombreux conservateurs - surtout ceux de l’Ouest - espèrent que l’ex-chef par intérim Rona Ambrose se lancera. On sait en outre que les députés de l’Ontario Pierre Poilièvre et Erin O’Toole ont l’intention de se porter candidats.

Plusieurs Québécois sont intéressés par le poste de chef, comme le député Gérard Deltell et l'homme d'affaires Bryan Brulotte.

Dans la même catégorie