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Séisme à Haïti : douloureux souvenirs d’une tragédie

TVA Nouvelles

Le 12 janvier 2010 devait marquer le retour au bercail pour Mariska Dasciné qui allait rendre visite à sa famille, à Haïti.  

La Québécoise d’origine haïtienne raconte d’emblée être atterrie à Port-au-Prince en début de journée. «Il faisait super beau», dit celle qui vit à Québec. 

Après avoir pris quelques photos de la capitale, elle et son amie prennent la route vers Petit-Goâve, là où habite sa grand-mère.  

Mais elles n’auront pas le temps de s’y rendre. À mi-chemin de leur destination, la terre tremble.  

«Il y a des images que l’on va garder dans nos mémoires à jamais, c’est certain. En un instant, il y avait un nuage de fumée et après on voyait les gens en panique. J’ai vu des mères avec leur enfant mort dans leur bras», raconte Mme Dasciné, elle aussi victime de ce tremblement de terre.  

Conscientes de la chance qu’elles ont d’être indemnes, elles consacreront leur voyage à aider. Les deux femmes ont fait le restant du trajet à pied pour aller porter secours aux gens dans le besoin.  

«On a décidé de changer un peu notre vision de la catastrophe, de la voir de manière plus positive et de se demander de quelle manière on pouvait aider les gens», explique-t-elle.  

«On a essayé d’aider du mieux qu’on pouvait. On a acheté de la nourriture, on l'a divisée, on est allé la porter. On est allé à la rencontre des gens», poursuit Mariska Dasciné.  

Coupée du reste du monde, elle réussit à joindre ses proches au Québec au bout de trois jours.  

Elle est depuis retournée deux fois à Haïti, mais les souvenirs ne sont pas moins douloureux aujourd’hui.  

«C’est assez incroyable de réaliser qu’on a vécu ça. Aujourd’hui on dirait qu’on continue nos vies et qu’on ne se remet pas nécessairement chaque jour dans la situation», note Mme Dasciné.  

«Donc 10 ans après, on se remet peut-être plus à repenser aux événements et à la situation. On est plus préoccupée par la situation du pays, c’est quelque chose qui est assez émotif», conclut-elle.