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«J’ai fait beaucoup de déni», dit Régis Labeaume

Michaël Labranche | Agence QMI

editorial Regis Labeaume

Simon Clark/Agence QMI

Le maire de Québec, Régis Labeaume, s’est ouvert à propos de son cancer de la prostate lors d’une entrevue touchante, lundi, avec l’animatrice Marie-Claude Barrette à l’émission «Deux filles le matin».    

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Maintenant guéri, M. Labeaume a déclaré que le processus d’acceptation de la maladie a été long.    

«Moi j’essayais de comprendre la science. J’ai fouillé, on m’a informé, on a discuté. Même si tu acceptes de décortiquer, de l’approcher avec une compréhension scientifique, un moment donné, quand tu te couches le soir sur ton oreiller, il faut que tu envisages qu’il y a un pourcentage de chances qui peut s’appeler la mort», a-t-il affirmé.    

«J’ai fait beaucoup de déni pour être bien clair. Ce n’était pas grave. Ce n’était jamais grave, mais ça demeure un cancer», a-t-il précisé.    

Lors de l’entrevue, le maire de Québec est également revenu sur l’aspect convalescence de l’après-cancer et l’importance de prendre une pause.    

«Je n’en ai pas eu de convalescence. La convalescence, c’était pour les autres. Moi, je n’avais pas besoin de ça. J'ai quand même pris quelques semaines, mais pas arrêté complètement. Je suis revenu au bureau au bout de deux mois. Là, ça s’est mis à mal aller. J’étais trop faible», a-t-il indiqué.    

«Labeaume, faible, voyons donc, a-t-il ironisé. J’ai frappé un mur. On dirait que je suis tombé et là ç'a pris quelques semaines. Le pire de tout ça a été ces semaines-là. Ça ne m’était jamais arrivé dans ma vie de ne pas avoir d’énergie. Je ne connais pas ça.»   

Il a d’ailleurs dû reprendre congé et arrêter de travailler.    

«Je le dis à tout le monde. Moi, j’ai frappé le mur. Il faut arrêter au minimum trois mois de convalescence. Il faut vraiment arrêter. Les médecins m’avaient dit ça, mais moi je suis Labeaume. Ce n’est pas pareil. Ah! Labeaume est passé par là aussi», a-t-il insisté.   

Le maire de Québec a quand même dit bien aller et sentir reprendre de l’énergie même si ce n’est pas la même fougue qu’auparavant.    

«Ce n’est peut-être pas souhaitable dans le fond», a-t-il lancé en riant.    

Relation avec son père    

Régis Labeaume a aussi parlé de sa relation avec son père, atteint du cancer du pancréas. La maladie a rapproché les deux hommes qui ne s’étaient jamais vraiment «parlé» auparavant.     

Il lui a d’ailleurs fait un hommage.    

«Mon héros, c’est lui. Je ne lui ai jamais dit et là, comme je suis couillon et je sais qu’il écoute l’émission, je veux lui dire que c’est lui qui est mon héros parce que je ne serais pas capable de lui dire en personne. Je ne suis pas capable», a-t-il témoigné.    

«Il est vraiment le héros de ma vie, mais je viens de le découvrir depuis à peu près un mois», a-t-il ajouté.  

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