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Les Québécois sont plus riches et moins endettés qu’avant

Agence QMI

Canadian money

mario beauregard - Fotolia

La situation financière des Québécois s’est beaucoup améliorée ces dernières années, selon une note économique publiée par Desjardins. 

Voyant leurs revenus augmenter, les Québécois ont ainsi pu épargner davantage et rembourser leur dette. 

«Le taux d’endettement des ménages a légèrement diminué et le taux d’épargne a remonté de façon considérable. La situation inverse s’est produite en Ontario et au Canada puisque le prix moyen élevé des propriétés, à la suite d’une longue période de forte appréciation, a gonflé l’endettement hypothécaire», a précisé l’auteur de l’étude, l’économiste principale chez Desjardins, Hélène Bégin. 

Elle note que depuis trois ans les salaires ont grimpé en moyenne d’environ 3 % annuellement au Québec, tandis qu’auparavant les hausses se situaient plutôt entre 1 et 2 %. Ces gains s’expliquent par une baisse du taux de chômage, observée depuis 2015. Il était d’environ 7,5 % au début de 2016 pour s’établir en dessous de 5 % durant la majeure partie de 2019. 

Provoquée par une expansion économique et la création d’emplois, mais aussi par les départs à la retraite des baby-boomers, la chute du taux de chômage a engendré une rareté de main-d’œuvre, ce qui a poussé les salaires vers le haut, selon Desjardins. 

Plus d’épargne 

Cette croissance des revenus a permis aux Québécois d’épargner davantage. Le taux d’épargne a bondi pour tourner autour de 8 %, ce qui est largement supérieur à la moyenne canadienne. 

«Par le passé, le taux d’épargne des ménages du Québec était semblable à celui du Canada et de l’Ontario, mais ce n’est plus le cas. En l’espace de cinq ans, le taux d’épargne en Ontario est passé de 4,0 % à -0,6 % et celui du Canada, de 5,1 % à 1,8 %», a noté Hélène Bégin. 

Avec plus d’argent dans leurs poches, les Québécois ont aussi pu rembourser leur dette (prêt hypothécaire, marge de crédit personnelle, prêt étudiant, solde de cartes de crédit, prêt automobile et prêt conventionnel à la consommation). 

«Le taux d’endettement des Québécois avoisine 155 %, celui des Ontariens, 188 % et celui des Canadiens se situe autour de 175 %», a écrit Mme Bégin. 

Elle a souligné que les prix plus faibles de l’immobilier au Québec qu’ailleurs comme en Ontario ou dans l’Ouest ont des répercussions favorables sur l’endettement. Ainsi, en Ontario, 40 % des revenus disponibles sont consacrés aux paiements hypothécaires, contre 35 % en moyenne au Canada et seulement 28 % au Québec. 

L’économiste en chef de Desjardins a mentionné que la récente correction du marché immobilier à l’extérieur du Québec n’a pas eu d’impact significatif sur l’endettement dans le reste du Canada.