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Pas d'accusation contre les policiers qui ont atteint un homme par balle en 2018

Maxime Deland | Agence QMI

FD-TIRS-POLICIERS-MONTREAL

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

Aucune accusation criminelle ne sera portée contre le policier du SPVM qui a ouvert le feu sur un homme armé à l’été 2018, dans le quartier Saint-Michel, à Montréal.

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Le 7 août 2018, les patrouilleurs avaient répondu à un appel pour un conflit dans un immeuble résidentiel du boulevard Saint-Michel.

«Sur les lieux, une femme informe les policiers que l'homme est venu voir son fils et qu'il avait un revolver. Elle était sur le balcon et l'homme se trouvant dans la rue a sorti le revolver de l'avant de son pantalon à la hauteur de la ceinture, il a pointé l'arme vers la dame tout en menaçant de tuer son fils», explique le Directeur des poursuites criminelles et pénales dans sa décision rendue publique lundi après-midi.

Personne n’a été blessé et le suspect avait quitté l’immeuble avant l’arrivée des policiers.

Des témoins de la scène ont alors informé les agents que l’individu se trouvait dans une ruelle située tout près.

«Des personnes se trouvant sur un balcon crient aux policiers de ne pas avancer, que l'homme a un "gun". Les deux policiers dégainent leur arme à feu et pointent en direction de l'homme qui s'éloigne en marchant rapidement dans la ruelle», écrit le DPCP dans sa décision.

Après avoir sommé l’individu de s’immobiliser à plusieurs reprises sans qu’il obtempère et craignant que l’homme retourne sur le boulevard Saint-Michel, l’un des deux policiers ouvre le feu à deux occasions, atteignant le suspect une fois à l’épaule.

Les patrouilleurs ont appris après coup que le suspect s’était débarrassé de son arme – qui s’est avéré être un pistolet à air comprimé – durant sa fuite, à l’abri des regards.

L’enquête visant à éclaircir les circonstances de cet événement avait été confiée au Bureau des enquêtes indépendantes (BEI).

À la lumière des informations fournies par le BEI, le DPCP a conclu que les policiers avaient agi de la bonne façon dans cette affaire.

Dans ce cas-ci, la force employée par les policiers pour maîtriser le suspect était justifiée, estime le DPCP.

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