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Un ex-DG répond à des accusations disciplinaires

Yves Poirier | TVA Nouvelles

Le procès d'un ancien directeur général de la Ville de Longueuil qui fait face à des accusations disciplinaires graves s'est ouvert lundi à Montréal. 

Guido Benedetti est devant ses pairs en lien avec la collusion dans l'attribution de contrats.  

Il a d'ailleurs plaidé non coupable aux reproches disciplinaires et plaidé son innocence lundi quand TVA Nouvelles l'a abordé en entrevue. 

«La version des faits va se faire lors du conseil de discipline. Je ne veux pas contourner le système. Je ne suis pas coupable», a-t-il expliqué devant la caméra.  

L'an dernier, il avait été débouté par la Cour supérieure.  

M. Benedetti s’était tourné vers ce tribunal pour faire tomber les deux chefs d’accusation de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) déposés contre lui au début de 2019.  

Selon la plainte, M. Benedetti «a manqué d’intégrité [...] en participant à plusieurs reprises à un système permettant de contourner le processus d’appels d’offres» alors qu’il était directeur général de Longueuil, entre 2005 et 2012. 

Dans le but de faire tomber ces accusations, M. Benedetti avait déposé trois demandes au conseil de discipline de l’OIQ: l’arrêt des procédures pour délai déraisonnable dans son dossier, rejet de la plainte, car elle était trop imprécise, et une demande de précision. Il a toutefois échoué dans sa tentative de faire tomber les accusations disciplinaires. 

«Dans la présente affaire, aucune des trois décisions faisant l’objet du pourvoi en contrôle judiciaire ne permet de conclure [...] que l’on soit en présence d’un «’’mal fondé évident et incontestable de droit"», avait écrit le juge Bernard Synnott. 

Guido Benedetti devra donc faire face à la musique devant son ordre professionnel cette semaine. 

Premier accusé à Longueuil 

Rappelons qu'il s'agissait du premier dossier dans lequel le syndic de l’OIQ accuse un haut fonctionnaire de la cinquième ville en importance du Québec d’avoir participé à la collusion qui a régné dans les contrats de génie pendant près d’une décennie. 

Selon le témoignage de l’ancien directeur du génie de Longueuil, Christian Fallu, M. Benedetti lui avait demandé de s’assurer que CIMA+ reçoive un certain contrat en 2009. 

Tout cela s’est fait dans le cadre d’un système de collusion qui a permis à cinq firmes d’ingénierie de rafler la quasi-totalité des contrats à Longueuil de 2002 à 2009 grâce à la complicité de certains fonctionnaires et de deux organisateurs politiques, selon l’enquête du syndic de l’OIQ.