/regional/troisrivieres/mauricie

15 ans depuis la tragédie de Pointe-du-Lac : Un souvenir qui hante encore

Patricia Hélie | TVA Nouvelles

Le 14 janvier 2005, aux petites heures du matin, une série d'explosions et d'incendies ont éclaté à Pointe-du-Lac. Sept bâtiments ont été rasés, six personnes ont été blessées et une personne a perdu la vie. 

Une nuit gravée à jamais dans la mémoire de ceux qui l'ont vécue. «Jamais j'oublierai. Jamais» avoue avec émotion Constant Petropoulos, l'ancien propriétaire de la Pizzeria Grand Constant.

Valérie Touchette était à l'époque directrice à la coordination des mesures d'urgence chez Gaz Métro, devenue Énergir. Elle revoit encore la scène. 

«C'est l'horreur. Les bâtisses sont effondrées, il y a des débris partout», dit-elle.

Même chose pour le caméraman de TVA affecté à l'événement. «J'ai pris 30 secondes d'images et j'ai senti le gaz. Il y avait une bouche d'égout juste à côté de moi et c'est de là que l'odeur venait», se rappelle Christian Perrin. 

Il s'est alors réfugié de l'autre côté de la rue, en haut d'un escalier. «J'avais une belle shot ! Mais après quelques secondes, le feu me brûlait le visage. J'ai décidé de reculer.»

La fuite de gaz avait été causée par un fil électrique tombé dans l'eau, à proximité d'une pièce d'équipement de Gaz Métro. Conduite par l'eau, l'électricité avait suivi son chemin jusqu'à la conduite de gaz et l'avait calcinée. 

«Jamais j'aurais pensé que ça pouvait se produire et je ne pense pas que ça va se reproduire non plus», espère Mme Touchette.

Sans l'intervention des employés d'Hydro-Québec et de Gaz Métro, le nombre de victimes aurait sans doute été plus important. 

Pourtant, l'ex-cadre de Gaz Métro se rappelle que certains travailleurs se sont longtemps reprochés de ne pas avoir pu sauver tout le monde. «Des gens sont marqués à vie. Ils se demandent s'ils auraient pu faire mieux», raconte Mme Touchette.

Il faudra sans doute encore plusieurs années pour véritablement panser toutes les plaies.