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Dédales administratifs pour continuer à travailler au Canada

TVA Nouvelles

Il n’est pas toujours facile de continuer à travailler au Canada. Jonathan Grangé, un travailleur français qui est au pays depuis cinq ans, l’a appris à ses dépens.    

Ce cadre qui travaille dans le domaine de l’alimentation doit se battre contre la lourdeur administrative du gouvernement fédéral afin d’obtenir un permis de travail.    

Depuis son arrivée au Québec en 2014, Jonathan Grangé a toujours travaillé à temps plein. Mais en raison d’une simple erreur dans un formulaire, il lui est présentement impossible de travailler.    

Un processus à refaire tous les ans   

Chaque année, l’homme qui habite maintenant Rimouski doit refaire sa demande de permis de travail, un processus long et coûteux. Jonathan Grangé estime avoir déboursé, jusqu’à maintenant, plus de cinq mille dollars.    

Ce dernier n’en peut plus de vivre dans l’incertitude. «Ça prend environ six mois de papiers à chaque année. C’est un stress tout le temps, on ne sait pas si on est accepté ou pas», déplore-t-il.   

Recommencer à zéro   

En remplissant les formulaires cette année, le Rimouskois a oublié un document et a omis d’apposer une signature. Le gouvernement fédéral a donc refusé et lui a retourné son dossier. Il doit recommencer le processus à zéro.    

En raison des délais administratifs, son permis n’est maintenant plus valide. Il lui est donc interdit de travailler, et ce en pleine période de pénurie de main-d'œuvre. Heureusement, son employeur comprend la situation et l’attendra.    

De l’aide de sa femme   

En attendant que sa situation se régularise, c'est sa femme, Jennifer Béland, qui doit subvenir à leurs besoins.   

Elle doit donc abandonner ses études en travail social jusqu’à ce qu’il puisse retourner travailler.   

Elle ne comprend pas pourquoi on s'acharne sur son mari qui a toujours travaillé et payé ses impôts. «Ils ne ciblent pas les bonnes personnes. Il travaille 80 heures par semaine et, au final, on le récompense en lui disant "tu ne peux plus travailler". Ce n’est pas logique», dénonce-t-elle.   

Jusqu’à ce que son dossier soit en ordre, il ne peut pas sortir du pays et sa carte d'assurance maladie n'est plus valide.   

Dans le meilleur des scénarios, Jonathan Grangé espère recevoir son nouveau permis de travail d'ici deux mois.   

- avec les informations de Katia Laflamme