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Hausse des erreurs de médication dans les centres psychiatriques de Québec

TVA Nouvelles

Les erreurs de médication sont en hausse à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec, mais aussi dans tous les établissements psychiatriques de la région a appris TVA Nouvelles. 

Les erreurs de médication peuvent causer de graves problèmes de santé qui peuvent même mener à la mort. 

Une augmentation de 27% en quatre ans

Selon des documents obtenus par le biais de la Loi d’accès à l’information, le nombre de cas reliés aux erreurs de médication est passé de 902 incidents, en 2015, à 1147 en 2019 à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec, anciennement le Centre Robert-Giffard. 

Les erreurs de dosage, d’identité du patient ou encore d’allergies connues figurent parmi les types d’erreurs observées. On y retrouve aussi des erreurs sur la date et l’heure d’administration d’un médicament, le non-respect d’une procédure ou d’un protocole, l’omission d’un patient ou même l’administration de médicaments périmés. 

Pour le président du Conseil pour la protection des malades, cette situation est tout simplement inacceptable, d’autant plus que des comités de vigilance ont été mis en place pour prévenir ce type de situation. 

Des erreurs ailleurs dans la région

Les problèmes dans l’administration des médicaments ne se limitent pas à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec. Selon ce que TVA Nouvelles a appris, des erreurs similaires ont été observées dans cinq autres établissements de la région de Québec, tous gérés par le CIUSSS de la Capitale-Nationale. 

Le Centre hospitalier de l'Université Laval (CHUL), l'Hôpital de l'Enfant-Jésus, l'hôpital du Saint-Sacrement, le Centre de pédopsychiatrie (Résidence du Sacré-Cœur) et l’Hôpital de Baie-Saint-Paul ont eux aussi enregistré une hausse d’erreurs de médication. Ce nombre est passé de 1021 cas en 2015 à 1352 cas en 2019 dans ces cinq établissements réunis, soit un bond de 32%. 

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale explique ces hausses par l'instauration d'une culture de déclaration et de transparence dans leurs établissements. 

Les responsables ajoutent qu'il est très rare que les incidents aient un impact sur la santé des patients. Selon eux, 98% des erreurs n’ont pas d’impact sur la santé des patients. 

«Que ce soit à la hausse quand on a des erreurs qui n’atteignent pas le patient, c’est ça, pour moi, qui est positif parce qu’on a l’information», explique Sandra Racine, directrice adjointe des soins infirmiers au CIUSSS de la Capitale-Nationale.   

«On a des cliniciens qui nous informent des erreurs qu’ils auraient pu commettre, donc nous, en contrepartie, on peut mettre en place les bonnes pratiques», ajoute-t-elle.  

Les 2% d’erreurs qui ont eu un impact sur la santé des patients en 2019 représentent une trentaine de cas. Il s’agit d’une situation inquiétant pour le Conseil de la protection des malades. 

- Avec les informations de Julie Couture