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Le frère de la fillette martyre de Granby lui aussi maltraité

TVA Nouvelles

Le petit frère de la fillette de Granby qui est décédée au printemps dernier a lui aussi subi des sévices physiques et psychologiques de la part de son père et de sa belle-mère.     

Dans son jugement rendu mardi, le magistrat Mario Gervais a prolongé le maintien de l’enfant dans une famille d'accueil. Il a également accordé des visites supervisées à sa mère.     

Dans le document, on apprend que le garçon a subi des violences corporelle et psychologique.     

Durant l’enquête qui a suivi le décès de sa sœur, l’enfant a raconté avoir été attaché avec la ceinture de son père. Il a également été forcé de prendre des douches froides parce qu’il n’aurait pas été sage.     

Les sévices venaient autant de son père que de sa belle-mère. Le juge Gervais a trouvé que les propos de l’enfant étaient crédibles.     

La DPJ écorchée    

Le juge a également sévèrement blâmé la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) concernant le nombre d’interventions au domicile de cette famille de Granby.     

Un autre juge avait statué le 30 mai 2018 que l’intégrité physique et psychologique des enfants était menacée.      

Dans les six mois qui ont suivi, l’intervenante de la DPJ au dossier n’a fait aucune visite au domicile familial. Les six mois suivants, un second intervenant au dossier n’a quant à lui fait qu’une seule visite.     

«De telles carences dans l’intervention de la DPJ auprès d’un enfant et de sa famille sont choquantes. Dans le contexte où la sécurité et le développement de X ont été déclarés compromis aux motifs qu’il encourt un risque sérieux de subir des abus physiques et qu’il est victime de mauvais traitements psychologiques, ces graves lacunes soulèvent l’indignation», a écrit le juge Gervais.    

L’avocate de la mère de la fillette et de son petit frère a qualifié la décision du juge d’importante.     

«Le juge souligne l’imputabilité de la directrice, d’un système qui a été voué à l’échec. Un jugement qui est très, très, très important», a fait savoir Me Valérie Assouline.    

Le jugement sera transmis dans les plus brefs délais à Régine Laurent, la présidente de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse.  

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