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«Pendant trois ans j’ai perdu le contrôle de ma vie»

TVA Nouvelles  

Mélissa Fay a pris la décision il y a quelques semaines d’arrêter de se battre contre un cancer du sein métastatique de stade 4, qui s’est ensuite traduit par un second cancer du sein, qui cette fois, s’était propagé au foie et au cerveau. 

La femme âgée de 36 ans a d’abord fait l’annonce à ses proches et ensuite sur son blogue, qu’elle tient depuis le début de son combat, mais son histoire a vite été reprise par des médias québécois.

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Sur les réseaux sociaux, les appuis ont coulé à flots envers Mme Fay, admirée pour son «courage».

Celle qui a arrêté de se prendre en photo depuis un moment déjà, «parce que les traitements de cortisone l’ont fait enfler», était de passage dans les studios de Denis Lévesque mardi soir.

Elle souhaite montrer «à quoi ressemble la maladie», dit-elle d’entrée de jeu.

Mais avant de partir, la battante souhaite préparer quelques petits souvenirs pour sa famille, ses enfants et ses amies.

«J’aime mieux que mes enfants gardent de bons souvenirs de moi que des souvenirs de moi dans une Lay-z-boy à rien faire. C’est le temps pour moi de partir», explique-t-elle.

Elle prépare notamment des petits souvenirs – lettres et vidéos – pour les événements marquants à venir dans leur vie (fêtes, bal des finissants, par exemple).

«Les gens souvent partent trop vite et ils n’ont pas le temps de faire ça. J’ai une chance que la vie me donne d’avoir le temps de faire ça», explique-t-elle.

La décision d’avoir recours à l’aide médicale à mourir n’a pas été prise à la légère. Mélissa Fay avait toujours eu en tête qu’elle se battrait pourvu qu’elle puisse avoir une qualité de vie.

«Moi je suis quelqu’un qui a toujours aimé gérer et contrôler tout, dit-elle rire en coin. La maladie a fait que pendant trois ans, j’ai perdu le contrôle de ma vie, de mon corps.»

Sa décision aura été gage d’une libération, d’une reprise de contrôle.

Elle devra maintenant décider quand elle voudra recevoir l’aide médicale à mourir.

Visionnez un extrait de son entrevue à Denis Lévesque ci-dessus

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