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Aucune formation en santé et sécurité offerte à la Boucherie Huot

Kathleen Frenette | Journal de Québec

FD-ACCIDENT-BOUCHERIE

AURÉLIE GIRARD/AGENCE QMI

Aucune formation en santé et sécurité n’était offerte à la Boucherie Huot et les nouveaux employés étaient formés par les anciens «à la manière du compagnonnage».

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«Si quelqu’un n’avait pas d’expérience, on l’essayait et s’il avait du cœur, on le formait tout un chacun», a dit, mercredi, Mario Bernier, boucher de formation, qui travaillait à la boucherie Huot en novembre 2016 lorsque le jeune Olivier Bouchard a été littéralement aspiré par un hachoir à viande.

Ce jour-là, le témoin était à son poste quand l’accident est survenu. «J’ai vu le sang, le casque, le cerveau... J’ai dit : ostie, y’é mort... Y’était mou comme d’la’guenille», a témoigné l’homme qui a dû consulter «ayant toujours ces images-là en tête».

Questionné sur les équipements de la boucherie, l’homme a spécifié qu’il s’agissait d’équipements «usagés».

«Tu voyais que ça avait de l’âge. C’était fonctionnel, mais pas sécuritaire», a souligné l’homme qui ne comprend pas, encore aujourd’hui, pourquoi il n’y avait pas de sécurité sur le hachoir.

Consommation de stupéfiants

Un autre employé, Jean-François Fortier a également mentionné à la Cour, lorsqu’interrogé par l’avocat de la défense, Me Rénald Beaudry, qu’il savait que la jeune victime avait déjà consommé de la drogue, mais que lui ne l’avait jamais vu faire.   

Il a également spécifié à la présidente du Tribunal, Annie Trudel, que ce dernier était parfois «mêlé dans ses commandes» et qu’il n’avait «pas de mémoire».

«Est-ce qu’Olivier vous a déjà dit qu’il avait un problème de trouble déficitaire de l’attention? Qu’il prenait de la médication?», a alors questionné le poursuivant, Me Marc Gosselin.

«Non, jamais», a répondu le témoin. 

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