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L’ancien DG de Laval appelé à témoigner

Yves Poirier | TVA Nouvelles

Le procès en lien avec l’une des plus importantes poursuites au civil, près de 67M$, jamais intentée contre la Ville de Laval s’est amorcé mercredi et on y a appris que le maire Marc Demers ainsi que l’ancien directeur général de la Ville, Claude Asselin, condamné à la prison pour corruption sous le règne Vaillancourt, seront appelés à témoigner prochainement.

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Mercredi, Aldo Coviello, président de Construction Aldo qui poursuit la Ville, a été le premier témoin appelé à venir livrer sa version des faits. Les questions que son avocat lui a adressées étaient assez techniques. M. Coviello a fait jusqu’à présent une chronologie des événements en énumérant les étapes qu’un entrepreneur doit effectuer auprès de la Ville pour en arriver à construire un projet immobilier d’envergure comme Le Commodore.

Il a notamment expliqué avoir entrepris en 2007 les démarches pour acquérir le terrain sur les berges de la rivière des Prairies, dans le quartier pont Viau, payé 5M$. Un terrain du boulevard Lévesque Ouest sur lequel il projetait de construire deux tours de plus de 300 unités de condominium.

Il a expliqué avoir fait la rencontre de Claude Asselin, l’ex-DG de la Ville devenu consultant, également en 2007. En 2008, une entente a été conclue pour retenir ses services professionnels. M. Asselin avait pour mandat de faire un travail de consultation et de représentation au nom de Construction Aldo auprès de la Ville en lien avec le changement de zonage.

D’ailleurs, une enquête administrative commandée par le maire Demers sur le projet Commodore dont TVA Nouvelles a obtenu copie via le tribunal indique clairement que la présence de Claude Asselin dans le dossier dérangeait l’administration Demers.

Claude Asselin agissait à titre de consultant pour le promoteur Construction Aldo. C’est la proximité entre Claude Asselin et Gilles Vaillancourt qui a pu favoriser et avantager le promoteur du projet indique l’enquête administrative.

Dans sa poursuite de 67 M$, Aldo Construction qualifie l’affaire d’expropriation déguisée et estime que personne n’a encore démontré qu’il y a eu malversations.

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