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Le sort d'un ex-chauffeur d'autobus pédophile sera connu en février

Kate Tremblay | TVA Nouvelles

Un ex-chauffeur d'autobus scolaire du Saguenay, qui a aussi oeuvré pendant de nombreuses années au sein des scouts, risque le pénitencier pour avoir abusé de six jeunes filles.

Elles étaient âgées de 8 à 14 ans lorsqu'elles ont été agressées sexuellement, entre 1997 et 2018. 

Gaudreault a commis ses crimes dans un contexte familial pour certaines victimes, alors que les autres étaient membres de l'Association des scouts du Canada.

La poursuite a réclamé, mercredi matin, une peine de trois ans d'incarcération pour le quinquagénaire qui a admis sa culpabilité en avril 2019.

«Le juge devra tenir compte dans sa décision de l'abus d'autorité, de la vulnérabilité des victimes, de leur nombre, de leur âge, mais aussi des circonstances entourant ces agressions», a expliqué le procureur de la poursuite, Me Sébastien Vallée.

«Selon un rapport sexologique, l'accusé a eu une conscientisation de la problématique ou d'une déviance à l'âge de 20 ans. Lorsqu'on a conscience d'avoir ce type de problématique là et qu'on ne fait rien pour la régler, à mon avis, c'est aggravant», a poursuivi l'avocat de la Couronne.

La défense milite plutôt en faveur d'une peine de 18 mois d'emprisonnement parce que Gaudreault a admis les faits et, par le fait même, évité à ses victimes de témoigner pendant un procès, en plus d'avoir complété une thérapie liée à sa problématique d'ordre sexuel.

Il a entrepris sa thérapie après avoir été dénoncé par ses victimes.

«J'ai demandé au juge de porter une attention particulière sur cette question-là pour qu'on encourage les accusés de ce type à se prendre en mains et à se guérir de leurs perversions, a indiqué l'avocat de l'accusé, Me Jean-Marc Fradette. Le 18 mois tient compte, non seulement de ses efforts, mais aussi de l'intrusion des gestes. Dans le cas qui nous occupe, ce sont des attouchements.»

Même si le juge a pris la décision en délibéré et que Bernard Gaudreault connaîtra sa sentence uniquement le 12 février, il a été incarcéré dès la fin de l'audience, à sa propre demande.Pour les victimes, qui étaient toutes présentes à l'audience, c'est un autre délai de plus dans tout le processus.

«C'est une partie de leur vie, une partie importante et tragique de leur vie et lorsqu'elles auront la décision finale, elles vont pouvoir entamer une nouvelle vie et tourner la page», a souligné Me Vallée.Bernard Gaudreault avait quitté le Saguenay dès sa mise en accusation en avril 2018.