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Bâtiment commercial rasé: «un incendie d’une rare ampleur» à Lévis

Dominique Lelièvre | Le Journal de Québec

Un incendie d’une rare envergure a complètement détruit un bâtiment abritant plusieurs entreprises et a occupé des dizaines de pompiers toute la nuit de mercredi à jeudi, à Lévis.   

Les combattants du feu ont dû se rendre au 2269, 5e Rue, dans un secteur industriel de Saint-Romuald, à 21h53, à la suite d'une alerte donnée par un citoyen.      

 

 

Avant même leur arrivée sur les lieux, les pompiers pouvaient voir des flammes au loin et demandaient déjà une troisième alarme. La nuit s’annonçait longue. Plusieurs explosions se sont fait entendre. Elles provenaient sans doute de gaz acétylène, de gaz propane, de gaz naturel et de bouteilles d’oxygène qui se trouvaient à l’intérieur, rapporte Richard Amnotte, directeur adjoint du service de sécurité incendie de la municipalité.   

 

 

Stratégie défensive    

«Il y a même deux portes de garage qui ont littéralement été arrachées de leur cadrage et propulsées en façade», témoigne M. Amnotte.    

Dès lors, ses hommes ont adopté une stratégie défensive, pour leur propre sécurité. À première vue, l’édifice d’environ 600 pieds par soixante accueillait une dizaine de locataires œuvrant en mécanique automobile et de camion et en métallurgie, entre autres.   

 

 

Selon des registres publics, le Centre du camion Saint-Jean, qui emploie 6 à 10 personnes, y avait notamment des locaux.     

Toutes ces entreprises et leurs travailleurs se retrouvent dans une situation pénible après le sinistre. Le bâtiment est une perte totale. Seule une section représentant 10 à 15% de la superficie a pu être préservée, mais il faudra vraisemblablement la jeter à terre aussi. Mince consolation, ce qui s’y trouvait, par exemple des véhicules et de la machinerie, pourra être sauvé.     

Des murs et une partie de la structure se sont effondrés sous l’effet des flammes.     

Par chance, personne n'aurait été blessé ou incommodé, et personne ne manque à l’appel.     

Cinquième alarme  

«C’est un incendie d’une rare ampleur. Même moi, de mes 35 ans de service, c’est l’un des rares, très gros incendies de cette ampleur», dit Richard Amnotte, étonné par la «rapidité de propagation».     

D’ailleurs, il a fallu sonner la cinquième alarme – la plus élevée. Plus de 75 pompiers ont combattu les flammes en rotation pendant plusieurs heures et ce n’est que vers 5h que la situation a été déclarée sous contrôle.     

Cependant, avant 8h, une dizaine de pompiers demeuraient sur place pour surveiller quelques foyers d’incendie toujours actifs.     

La cause du brasier n'a pas été déterminée. Pour l'instant, rien ne suggère qu'il résulte d'un geste criminel.     

– Avec la collaboration de Jean-François Racine