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Des logements plus chers et plus rares à Saguenay

Valérie Fortin | TVA Nouvelles

Si vous cherchez un logement à prix abordable sur le territoire de la ville de Saguenay et des environs, vous aurez peut-être de la difficulté à trouver.

C'est qu'ils sont de plus en plus rares, selon de récentes données publiées par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).

Pour la région métropolitaine de recensement (RMR) de Saguenay, le prix moyen d'un logement locatif est passé de 581 $, en 2018, à 611 $, en 2019, ce qui représente une augmentation de 30 $ par mois, en l'espace d'un an.

«Depuis 1999, c'est du jamais vu. Des augmentations de 30 $, 40 $ par mois pour un coût de loyer... Ça ne prend pas une calculatrice pour comprendre que les personnes appauvris n'arrivent pas à la fin du mois», a affirmé la coordonnatrice de Loge m'entraide, Sonia Côté.

«Je suis restée surprise, vraiment surprise, je ne m'attendais pas à ça. Normalement, c'est 10 $, 15 $, qu'ils augmentent, les propriétaires, mais là, 30 $, 35 $... Ça m'inquiète. Je me questionne beaucoup. Ça va être quoi les prix?» a demandé Francine Lavoie, une locataire qui demeure dans un appartement au centre-ville de l'arrondissement de Chicoutimi depuis deux ans.

Mme Lavoie paie 585 $ par mois pour son logement, sans compter l'électricité. Elle craint de subir une augmentation de son loyer. Elle est seule et n'a pas les moyens de payer davantage pour se loger.

Vers une crise du logement?

Non seulement les logements sont de plus en plus chers, mais ils sont aussi de plus en plus rares.

Le taux d'inoccupation des logements a connu une autre baisse cette année à Saguenay. Il est passé de 5 %, en 2018, à 3,7%, l'an dernier.

«Le taux d'équilibre est de 3 %... Je ne veux pas être prophète de malheur, mais si on continue en ce sens-là, à Saguenay, il y a une crise du logement qui s'en vient à 100 %», a affirmé Sonia Côté.

«On n'est même pas encore en pénurie de logements, et les propriétaires abusent déjà d'augmentations disproportionnelles. Imaginez, si on a une pénurie de logements dans les prochains mois, les prochaines années, ça va être l'enfer», a-t-elle ajouté.