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La Colombie-Britannique essuie un revers dans sa lutte contre Trans Mountain

Agence QMI

La Colombie-Britannique essuie un revers en Cour suprême dans sa lutte contre le projet d’expansion du pipeline Trans Mountain.

La province tentait de faire valoir qu’elle avait le droit de limiter la quantité de pétrole brut lourd qu’elle reçoit de l’Alberta.

Les juges du plus haut tribunal au pays lui ont toutefois unanimement donné tort, jeudi, dans un jugement rendu à l'audience. La Cour suprême a ainsi maintenu la décision de la Cour d'appel de la Colombie-Britannique, qui statuait que la régulation du flux de pétrole par oléoduc était de compétence fédérale.

À terme, le projet d’expansion de Trans Mountain permettrait d’acheminer 890 000 barils de pétrole par jour des sables bitumineux de l’Alberta vers la côte pacifique, à Burnaby, en Colombie-Britannique.

Le ministre fédéral des Ressources naturelles, Seamus O'Regan, s'est réjoui de la décision rendue jeudi. «Acheminer nos ressources vers des marchés et soutenir les emplois est une responsabilité fondamentale de notre gouvernement», a-t-il réagi sur Twitter.

Le premier ministre de l’Alberta Jason Kenney s’est aussi empressé de se dire «très heureux» du jugement de la Cour suprême.

Le gouvernement libéral de Justin Trudeau y a donné son sceau d’approbation à l'expansion de Trans Mountain pour une deuxième fois, en juin dernier, et les travaux d’agrandissement ont débuté.

L’opposition reste toutefois vive dans la région de Vancouver et les contestations judiciaires de groupes autochtones doivent toujours être entendues.

Rappelons que le fédéral, qui a acheté les infrastructures de Trans Mountain, avait d’abord donné son aval au projet en 2016. La Cour d’appel fédérale a toutefois ordonné la suspension des travaux, en août 2018, estimant qu’Ottawa n’avait pas consulté adéquatement les Autochtones et n'avait pas convenablement évalué certains risques environnementaux.

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