/news/world

L’autre bataille d’Harry et Meghan

par Joe Jackson | AFP

En plus de la tempête qui a suivi l'annonce de leur décision de se mettre en retrait de la famille royale, le prince Harry et son épouse Meghan sont engagés dans une bataille judiciaire contre des médias britanniques. 

Le couple, qui a connu les louanges des tabloïds avant leur férocité, poursuit plusieurs journaux pour des interceptions téléphoniques et atteinte à leur vie privée, notamment le Mail on Sunday. 

• À lire aussi: Première apparition publique du prince Harry après la tempête 

• À lire aussi: Première sortie publique à Vancouver de Meghan Markle 

• À lire aussi: Québec opposé à faire payer les contribuables pour la sécurité du couple princier 

La duchesse de Sussex, telle qu'elle est désignée par son titre royal, a engagé des poursuites contre le Mail on Sunday et ses propriétaires en octobre pour la «publication illégale d'une correspondance privée». 

Elle reproche au journal d'avoir publié des extraits d'une lettre envoyée après son mariage à son père, avec qui les relations sont distantes. 

Le cabinet d'avocats qu'elle a mandaté, Schillings, a saisi la Haute cour de Londres, accusant le groupe de presse de «publier délibérément de fausses informations sur elle ainsi que sur son époux». Une accusation que conteste le Mail on Sunday. 

FILES-US-BRITAIN-ROYALS-HARRY-MEGHAN

AFP

 

Dans une longue déclaration affichant son soutien à cette action en justice, le prince a affirmé que des extraits de la lettre ont été choisis «dans l'intention de détruire (...) en omettant des paragraphes, certaines phrases et même des mots pour masquer les mensonges proférés depuis un an». 

Il accusait le journal de «harceler Meghan». 

FILES-BRITAIN-ROYALS-HARRY

AFP

 

«J'ai perdu ma mère et maintenant je vois ma femme devenir la victime des mêmes forces puissantes», ajoutait le fils cadet de Lady Di, tuée en 1997 dans un accident de voiture à Paris, alors qu'elle était poursuivie par des paparazzis. 

Financement privé 

Le couple finance ces actions en justice sur ses fonds privés et a annoncé que les dommages et intérêts qui en résulteraient seraient versés à des associations de lutte contre le harcèlement. 

Thomas Markle, qui vit au Mexique, a manqué la cérémonie du mariage de sa fille en raison de problèmes de santé, à la suite d'un scandale au sujet de photos de paparazzis. 

Quelques mois plus tard, le Mail on Sunday a publié des extraits d'une lettre de cinq pages envoyée par Meghan. Selon le journal, elle y accuse son père d'avoir «brisé son coeur en mille morceaux» en collaborant avec la presse et en faisant «le choix de ne pas dire la vérité». 

AFP

Selon certains médias, Thomas Markle avait décidé de partager avec le journal une partie du contenu de la lettre pour se défendre de certaines accusations, proférées quelques jours auparavant par des amis de la duchesse dans le magazine People. Selon ce dernier, il aurait sèchement rejeté les efforts de réconciliation de sa fille. 

Le journal a déposé ses conclusions en défense auprès de la Haute cour de Londres cette semaine, justifiant la publication des extraits litigieux par l'intérêt «massif et légitime» du public, selon les médias britanniques. 

Le père de Meghan comme témoin 

Dans ce document de 44 pages, il fait valoir que la famille royale «compte sur la publicité autour d'eux et de leurs vies pour maintenir la position privilégiée dont ils bénéficient». Le journal soutient que Meghan «ne s'attendait pas raisonnablement à ce que la lettre reste privée», selon la BBC. 

Aucune date d'audience n'a encore été fixée. 

Le journal compte largement sur Thomas Markle pour contre-attaquer, au vu des éléments fournis dans sa défense, notamment des SMS privés qui selon le journal dominical montrent que Harry et Meghan le réprimandent. 

TOPSHOT-BRITAIN-ROYALS-HARRY-MEGHAN

AFP

 

Cela fait du père de la princesse un témoin clé qui pourrait être amené à témoigner au tribunal contre sa propre fille si cette affaire allait jusqu'à une audience, selon les médias britanniques. 

Il s'agirait alors de «l'affaire de vie privée du siècle», a déclaré à l'agence britannique Press Association l'expert en droit de la presse David Banks.

Dans la même catégorie