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«Les militants du PLQ ne veulent pas d’un sauveur»

Jean-Philippe Daoust | Agence QMI

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Les membres du Parti libéral du Québec (PLQ) ne veulent pas d’un sauveur, ils veulent être écoutés par leur prochain chef, soutient le candidat à la direction de la formation politique, Alexandre Cusson. 

«J’ai des réponses et j’ai des suggestions [pour relancer le parti], mais j’ai saisi très rapidement dans mes premières consultations que les membres ne voulaient pas d’un sauveur qui arriverait et qui leur dirait quoi faire. Ils voulaient d’abord de quelqu’un qui allait les écouter», a-t-il affirmé, jeudi matin, en entrevue avec Benoit Dutrizac sur QUB radio. 

 

 

Pour le maire de Drummondville, qui quittera ses fonctions à la fin du mois, le manque d’écoute du PLQ vis-à-vis de ses membres peut expliquer la chute de la sa base militante. Alors que s’ouvre sa course à la direction, le parti a effectivement atteint un creux historique de 20 000 membres. 

«Je l’entends ce message-là, que les militantes et les militants ne se sont pas sentis importants et écoutés au cours des dernières années, a-t-il insisté. Et ça explique pourquoi il y a un certain nombre d’entre eux qui ont décidé de ne pas renouveler leur carte de membre.» 

«Le chef du parti, son premier travail, c’est d’être près des membres, c’est de les écouter, c’est d’être présent sur le terrain et c’est ce qu’il faudra faire au cours des prochains mois et des prochaines années», a-t-il ajouté. 

M. Cusson, qui lancera officiellement sa campagne à la succession de Philippe Couillard le 26 janvier prochain, souhaite également rejoindre de nouveaux militants afin de «relancer» le parti. 

Selon lui, il est impensable de «donner un nouveau départ au PLQ avec le même petit groupe qui a été là au cours des dernières années». «Il va falloir faire ça avec des gens de tous horizons, des gens qui vont avoir le gout de s’impliquer pour changer les choses», a-t-il conclu.