/news/politics

L'opposition exige la fin des trottinettes en libre-service

Guillaume Pelletier | 24 Heures

Joël Lemay / Agence QMI

L'opposition officielle à l'Hôtel de Ville de Montréal veut mettre fin aux trottinettes électriques en libre-service sans ancrage dans les rues de la métropole en 2020.

• À lire aussi: Vélos et trottinettes électriques: des amendes pour les véhicules mal garés 

L'été 2019 a été marqué par la présence de nombreuses trottinettes électriques des opérateurs Lime et Bird qui ont été aperçues garées un peu partout, notamment dans le métro.

Alors que la réglementation municipale en vigueur n'était pas respectée, la Ville a permis une augmentation du nombre de trottinettes électriques sur son territoire, dénonce l'opposition montréalaise.

Le chef d’Ensemble Montréal et de l'opposition officielle, Lionel Perez, estime que les multiples problèmes engendrés par la présence de ces «véhicules en libre-service sans ancrage» justifient amplement une telle prise de position.

«Il n'y avait aucune campagne de sensibilisation et d'éducation là-dessus, a-t-il déploré. C'était très compliqué de pouvoir faire respecter le règlement.»

Ensemble Montréal déposera d'ailleurs une motion en ce sens lors de la séance du conseil municipal du 27 janvier prochain.

Privilégier BIXI

M. Perez tient à rappeler que la Ville a signé une entente de 10 ans, d'une valeur de 46 millions $, avec BIXI en février 2019.

«Dans cette entente, on avait une volonté de privilégiée BIXI pour tout nouveau modèle», a-t-il dit. Malgré tout, l'administration de la mairesse Valérie Plante est arrivée avec le projet pilote de Véhicules non immatriculés en libre-service sans ancrage quelques semaines plus tard. Ensemble Montréal estime que la Ville doit privilégier le développement des BIXI électriques, mettant du même coup un frein au vélo rouge de l'opérateur JUMP d'Uber.

115 amendes

L'Escouade mobilité de la Ville a distribué 115 constats d'infraction pour des trottinettes mal garées dans les deux dernières semaines du projet pilote qui a pris fin le 15 novembre dernier.

Appelée à réagir, la porte-parole du comité exécutif mentionne que la motion sera débattue au conseil municipal et rappelle la confiance que porte la Ville à l'égard de BIXI.

«Nos actions démontrent clairement notre volonté de voir BIXI rester la colonne vertébrale du transport actif en libre-service à Montréal», a souligné Laurence Houde-Roy.

Dans la même catégorie