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Une erreur de fax aux conséquences graves

Andrée Martin - TVA Nouvelles

Une simple erreur de télécopieur a causé bien du tort à un octogénaire de la région de Québec.  

Le Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL) n'aurait transmis qu'une partie de sa prescription de médicaments à son pharmacien. Ainsi, l'homme a cessé de prendre sans le savoir un médicament dont il avait grandement besoin.   

La mésaventure remonte à l'automne 2018.  

Après un séjour au CHUL, l'octogénaire s’est rendu à sa pharmacie pour récupérer des médicaments d'une prescription transmise par télécopieur. Le problème, c'est que seul le recto aurait été faxé, alors que le verso mentionnait d'autres médicaments, notamment du Prednisone, un corticostéroïde que M. St-Amand prenait déjà quotidiennement avec d'autres pilules. 

Amélie Dufour, l’avocate qui le représente, estime que le pharmacien aurait dû réaliser que la prescription était incomplète.  

Dans les jours qui ont suivi, l’état de santé de l’octogénaire s'est détérioré. Il a chuté à deux reprises. Il était confus et désorienté. Il a eu peur de mourir seul et de ne pouvoir s'occuper de sa femme qui souffre d'Alzheimer. Pierre St-Amand dit maintenant conserver des séquelles de cette épreuve.  

Une mise en demeure expédiée l'année dernière n'a pas permis aux deux parties de conclure une entente à l'amiable. Une poursuite sera bientôt déposée au palais de justice de Québec. 

Le pharmacien impliqué dans le dossier n'a pas répondu à la demande d'entrevue de TVA Nouvelles et, puisque le dossier risque d'être judiciarisé, le CHUL n'a pas pu nous donner sa version des faits.