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Course à la chefferie du PCC: le sénateur Dagenais continue de se ranger derrière Charest

Émilie Bergeron | Agence QMI

Marc DesRosiers

La publication de documents relatifs à l’enquête Mâchurer ne décourage pas le sénateur Jean-Guy Dagenais d'appuyer l’éventuelle candidature de Jean Charest dans la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada (PCC).

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«Ça ne change absolument rien à ma position», a dit vendredi celui qui est l’un des rares conservateurs à avoir publiquement soutenu l’ex-premier ministre du Québec dans ses intentions de briguer la direction du PCC.

«C’est un bon politicien, il a de l’expérience, il est rassembleur, bilingue et a des valeurs progressistes», a-t-il ajouté au sujet de l’ex-premier ministre québécois.

La Cour suprême a refusé d’entendre, jeudi, la cause de Marc Bibeau, ancien argentier du Parti libéral du Québec (PLQ) et grand ami de Jean Charest. Les mandats contenant les motifs qui ont mené à des perquisitions à ses bureaux, dans le cadre de l’enquête Mâchurer de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), ont ainsi pu être publiés dans les médias.

La diffusion de détails entourant les stratagèmes allégués de financement occulte au PLQ tombe à un moment inopportun pour M. Charest, alors qu'il songe sérieusement à se lancer dans la course au leadership du PCC.

Or, pour M. Dagenais, les mandats publiés ne font que revenir sur des informations qui ont déjà largement circulé durant la commission Charbonneau et qui n’ont pas été testées devant les tribunaux.

«Un affidavit ou un mandat de perquisition n’est pas une accusation ni une condamnation, a-t-il dit. Quant à moi, on a toujours droit à la présomption d’innocence.»

M. Dagenais est convaincu que l’ex-chef du PLQ n’a rien à se reprocher et rappelle que le scandale des commandites, qui a longtemps secoué les rangs des libéraux fédéraux, n’a mené à aucune condamnation de l’ancien premier ministre Jean Chrétien.

Le sénateur Dagenais, qui a quitté le caucus des conservateurs à la Chambre haute en réclamant le départ d’Andrew Scheer à la tête du parti, a par ailleurs indiqué qu’il n’a pas l’intention d’accorder son appui à un autre candidat si M. Charest décide finalement de ne pas aller de l’avant.

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