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La ministre Charest pressée d’agir pour les victimes de violence conjugale

Vincent Larin | Agence QMI

caucus CAQ

Simon Clark/Agence QMI

Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale presse Québec de réserver des sommes dans le prochain budget pour prévenir d’autres événements dramatiques comme l’homicide d’une mère de six enfants survenu jeudi à Mascouche, dans Lanaudière.

«Nous connaissons les changements à opérer pour diminuer les meurtres et les agressions qui nous bouleversent tous et toutes et nous sommes prêtes à mettre l'épaule à la roue, mais la volonté politique affirmée par le premier ministre [François Legault] doit se traduire en actions concrètes», a déclaré la présidente du Regroupement, Chantal Arseneault, par voie de communiqué, vendredi.

La formation des professionnels pour dépister les situations de violence conjugale, l'instauration de procédures d'évaluation des risques liés à la violence conjugale, l'amélioration du traitement judiciaire et l'accès à des services spécialisés en violence conjugale représentent quelques-unes des propositions du Regroupement.

«Nous connaissons les solutions et elles pourraient s'actualiser rapidement si les sommes nécessaires sont dégagées. Le budget qui sera dévoilé au printemps doit prévoir des crédits à cet effet», a dit Chantal Arseneault.

Les 43 maisons membres du Regroupement ont hébergé près de 2800 femmes et plus de 2200 enfants l’an dernier, en plus d’offrir des services autres que l'hébergement à 17 000 autres.

«Les événements d’hier sont d’une tristesse infinie. Six enfants ont perdu leur mère. Les événements du genre se sont succédé à une fréquence effrayante dans les derniers mois», a déclaré la ministre Isabelle Charest, vendredi, par courriel.

Cet homicide démontre toutefois «la complexité de la problématique» et le fait que «la violence conjugale n’a pas qu’un visage», a-t-elle ajouté.

La ministre Isabelle Charest souligne par ailleurs que le Regroupement a «tout à fait raison» d’exiger des actions concrètes pour protéger les victimes de violence conjugale et confirme qu’elle doit rencontrer ses représentants «sous peu» à ce sujet.

«Grâce au mandat qui m’a été donné par le premier ministre le 18 décembre dernier, j’ai maintenant la responsabilité de réunir mes collègues pour trouver des solutions rapidement. Ces solutions devront être accompagnées de mesures concrètes et de ressources. Déjà, je suis en communication avec mes vis-à-vis pour que le dossier avance le plus rapidement possible», a-t-elle indiqué.