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Le fardeau des victimes de violence conjugale

TVA Nouvelles

Les cinq drames familiaux qui se sont produits dans les dernières semaines ont secoué la province.    

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Plusieurs questions se posent sur l’approche auprès des victimes de violence conjugale et le système judiciaire.    

«Le danger est toujours présent, puis oui, il y a des choses qu'on devrait pouvoir faire pour améliorer la sécurité des victimes», explique Claudine Thibodeau, de l'organisme SOS Violence conjugale.    

Ce sont environ seulement 10% des plaintes qui aboutissent sur une condamnation et une incarcération.    

«C'est très difficile. On est dans un système où le fardeau de la preuve repose vraiment sur la victime. Quand les choses se passent entre deux personnes, c'est très facile d'amener le doute raisonnable», précise Mme Thibodeau.    

«Il y a beaucoup de victimes qui vont se décourager et qui vont aussi avoir peur des représailles qu'il peut y avoir face au fait de porter plainte», ajoute-t-elle.    

Les victimes de violences conjugales peuvent en tout temps appeler les divers organismes.    

«À SOS, ce qu'on fait, c'est qu'on accompagne toujours les victimes pour ce qu'elles veulent. Donc, appeler SOS, ça ne veut pas dire qu'on est obligés de porter plainte, qu'on est obligés de quitter, qu'on est obligés de quoi que ce soit. C'est une façon d'avoir accès à de l'information, d'abord et avant tout, et à du soutien», conclut Mme Thibodeau.    

Si vous avez besoin d’aide     

SOS Violence conjugale     

www.sosviolenceconjugale.ca  

1 800 363-9010      

Centre d’aide aux victimes d’acte criminel     

www.cavac.qc.ca  

1 866 le CAVAC (532-2822)     

Ligne québécoise de prévention du suicide     

www.aqps.info   

1 866 APPELLE (277-3553) 

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