/news/society

Le régime kéto : alléchant... pour un temps

TVA Nouvelles

Les Canadiens sont nombreux à goûter au régime cétogène, mais ils le sont tout autant à l’abandonner au bout de quelque temps.   

Une nouvelle étude de l’Université Dalhousie, en Nouvelle-Écosse, avance que deux fois plus de Canadiens ont essayé puis abandonné ce régime riche en gras et faible en sucre que de gens qui continuent de le suivre au pays.   

Les chiffres suggèrent que 4 % de la population canadienne ont adopté la diète cétogène, et que 10 % y songent. Fait peu surprenant, la grande majorité (69 %) des adeptes commencent le régime pour perdre du poids. Une certaine frange s’y intéresse à cause de célébrités, telles LeBron James, Kim Kardashian ou Gwyneth Paltrow, qui en chantent les louanges.   

 

 

Le régime «kéto» est trois fois plus populaire chez les personnes qui gagnent un salaire de 100 000$ ou plus, comparativement à celles dont le salaire est de moins de 50 000$.    

Cette donnée ne surprend pas Sylvain Charlebois, spécialiste de l’industrie agroalimentaire, outre mesure. «Une diète cétogène coûte entre 20 et 25% plus cher qu’un régime normal», avance-t-il. À la longue, la facture peut devenir salée et en décourager quelques-uns. Le sondage révèle d'ailleurs qu’une personne sur trois l’abandonne puisqu’il coûte trop cher.   

Une autre raison citée pour délaisser le régime kéto est sa rigidité. «C’est une diète assez restrictive... On doit laisser de côté le vin, les frites, les chips, l’alcool... Il y a beaucoup de restrictions. Et quand on vit en famille, on peut se sentir un peu isolés», estime le spécialiste.    

Finalement, 12 % abandonne le régime cétogène parce qu’ils disent ne voir absolument aucun résultat. 

Dans la même catégorie