/regional/montreal/lanaudiere

Une juge s'inquiète d'un meurtrier

Agence QMI

Les observations sur la peine du meurtrier Max Aubin se déroulaient ce matin au palais de justice de Joliette, dans Lanaudière.   

• À lire aussi: Un meurtrier conserve son téléphone en prison 

• À lire aussi: Elle défend sa relation avec un meurtrier 

• À lire aussi: Représentations sur sentence du meurtrier Max Aubin 

La juge s'est dite extrêmement troublée par le fait que le meurtrier possédait un cellulaire en prison et qu’il a entamé une relation avec une jeune femme souffrant d’un déficit intellectuel.    

Aubin est entré en contact avec la jeune femme sur le réseau social Facebook en utilisant son cellulaire depuis la prison.    

La juge remet maintenant en question l'entente commune entre la poursuite et la défense: Max Aubin devait recevoir une peine de 13 ans sans possibilité de libération conditionnelle.   

«La suggestion commune des parties tient compte des facteurs atténuants et c’est certainement ces facteurs atténuants qu’on allait plaider devant la juge», a expliqué le criminaliste Conrad Lord.    

«La Cour suprême a donné des balises assez strictes aux juges qu’ils ne doivent pas rejeter une suggestion commune, à moins que vous ayez des indices qu’on doit aller un peu plus loin», a-t-il ajouté.    

Selon lui, la juge devra prendre en compte plusieurs facteurs puisque l’accusé sera éventuellement admissible à une libération conditionnelle, notamment la protection de la société et la réhabilitation.    

«Pour un juge, la décision de demander un rapport présentenciel, c’est la seule façon qu’un juge peut avoir une idée du profil que l’accusé va présenter», a ajouté Me Lord, qui a précisé que la juge ne va pas nécessairement rejeter la suggestion commune.    

Pour ce qui est de la nouvelle copine de Max Aubin, il s’agit d’une situation particulièrement délicate.    

«La vulnérabilité est à l’épicentre de ce qu’on veut enquêter. Tant qu’il n’y a pas de crime de commis ou de menaces, ça reste une relation où on [ne] peut que se questionner», a nuancé le criminologue.    

Max Aubin avait plaidé coupable du meurtre non prémédité de son ex-conjointe, Mylène Laliberté, tuée de 62 coups de couteau. Il sera de retour en cour le 31 mars prochain.

Dans la même catégorie