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Montréal-Est: l’usine CCR soutient qu'elle respecte les normes environnementales

Agence QMI

À Montréal-Est, l’usine de transformation de cuivre CCR, qui émettait trop d'arsenic, soutient désormais respecter les normes environnementales.  

En septembre 2018, notre Bureau d’enquête révélait que l’entreprise de l’avenue Durocher dépassait depuis environ huit ans les normes permises pour les émissions d'arsenic, une substance cancérigène.  

Dans un communiqué, CCR déclare maintenant respecter les normes et s’engage à poursuivre «une vigie soutenue et maintenir les opérations de captation».  

Rappelons que l’entreprise s’était dotée d’un dépoussiéreur à la fine pointe de la technologie en novembre 2018 et avait investi 28 millions $ au total pour corriger la situation.  

«La qualité de l'air s'est drôlement améliorée. [...] Les particules fines sont sous contrôle», a clamé samedi le maire de Montréal-Est, Robert Coutu.  

«Il faut être vigilants et il faut regarder vers l'avenir. On a remarqué aussi qu'il y avait d'autres sources possibles de contamination de l'air par d'autres entreprises. On est en contact avec les services de l’environnement», a-t-il malgré tout ajouté.  

La Direction régionale de santé publique de Montréal a elle aussi réagi, affirmant «suivre la situation de près» et que «l’échantillonnage est en cours», précisant que les données finales et analysées seront seulement disponibles le printemps prochain.  

Encore de l'inquiétude  

Québec solidaire a tenu une assemblée publique samedi sur la qualité de l’air dans l’est de Montréal.

«La cause de la crise de confiance pour la population dans l'Est, c'est le manque de transparence des autorités», a soutenu Ruba Ghazal, députée montréalaise de Québec solidaire et hôte de l'assemblée au cours de laquelle des experts et des citoyens ont pu s'exprimer.

«On n’est pas certain des normes qui sont respectées et quels sont les chiffres», a critiqué Patrick Bonin, porte-parole de Greenpeace.

«La qualité de l'air, c'est majeur. On va continuer à faire de la pression», a pour sa part affirmé Mario Beaulieu, député bloquiste dans la circonscription de La Pointe-de-l'Île.

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