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Benoit Cardinal aurait franchi la limite de l’acceptable

Jonathan Tremblay | Le Journal de Montréal

Les échanges entre un employé d’un Centre jeunesse et une adolescente sous sa responsabilité avant qu’il ne soit accusé du meurtre de sa conjointe sont inacceptables, selon l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec. 

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«Si je me fie à ce que j’ai lu, l’employeur a fait la même lecture que celle que nous aurions faite, en considérant que ses gestes étaient inacceptables et en mettant fin à l’emploi», analyse Luc Trottier, porte-parole de l’Ordre. 

Dimanche, Le Journal révélait des messages troublants échangés en novembre et en décembre entre Benoit Cardinal et une adolescente de 16 ans du Centre jeunesse de Laval, où l’homme de 33 ans était éducateur social. 

Il a été accusé vendredi du meurtre non prémédité de sa conjointe et mère de leurs six enfants, Jaël Cantin, 33 ans, la veille. 

Limite franchie 

Or, Cardinal ne relève pas du code de déontologie de l’Ordre, car il ne portait pas le titre de «travailleur social», une profession en soi. Il répondait plutôt à des règles internes similaires de son employeur, avance M. Trottier. 

«Ce genre de relation est toutefois proscrit. Ça dépasse largement le cadre de la relation professionnelle. C’est le gros bon sens, poursuit-il. La vie personnelle est quelque chose à ne pas dévoiler. Le Facebook et le numéro de cellulaire, par exemple, ce sont des informations à ne pas partager.»