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«C’est aux gens à se prendre en main»

TVA Nouvelles

Après les dépenses du temps des Fêtes, la carte de crédit est souvent pleine et le portefeuille est quant à lui plutôt vide. Le taux d'endettement des Québécois avoisine les 155% du revenu personnel.   

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Pour Pierre Fortin, président de Jean Fortin et Associés, syndic de faillite, le gouvernement a un rôle à jouer, mais il faut surtout que le consommateur soit plus avisé.   

«À la fin de la journée, c’est aux gens à se prendre en main», a-t-il affirmé en entrevue à l’émission LCN Maintenant avec Julie Marcoux.   

«Les finances, ça fait peur à bien du monde. Ils ne savent pas par où commencer, ils ne savent pas quoi faire pour essayer d’y faire face», ajoute-t-il.  

Il assure que de reprendre ses finances en mains peut être beaucoup plus simple qu’il n’y parait.   

«On fait l’inventaire de ses dettes et on calcule son ratio d’endettement pour voir si la situation est si critique que ça», explique le spécialiste.  

Il suggère aux gens de ne pas utiliser le crédit s’ils ne sont pas en mesure de rembourser le solde entier à la fin de chaque mois.   

«Si on n’est pas capable, ce n’est pas bon signe. C’est 20% d’intérêt, on paye pour rien. Le fameux paiement minimum, ça donne l’impression que tout est bon, mais dans le fond on n’avance pas», dit-il.  

«On ne remplacera jamais les comportements responsables des gens par des gestes du gouvernement. Le gouvernement peut faire des choses, mais il ne peut pas tout faire. Il restera toujours le gros bon sens», conclut-il.  

Il assure que de prendre conscience de l'état de ses finances est une bonne première étape avant de se remettre sur pieds.

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