/news/currentevents

Écrasement d’hélicoptère: météo et manque de supervision en cause

Agence QMI

Un pilote d'hélicoptère en formation qui s'était écrasé aux commandes de son appareil dans les Laurentides, en novembre 2018, a probablement été surpris par les conditions météorologiques, a conclu le Bureau de la sécurité des transports (BST) dans son rapport d'enquête publié lundi.

Le 19 novembre 2018, Dominique Trottier, un élève-pilote propriétaire d'un Eurocopter EC120B Colibri, s'était envolé de Rouyn-Noranda et devait se rendre à Mirabel, en matinée. L'appareil s'est toutefois écrasé à Ivry-sur-le-Lac, à quelques kilomètres à l'ouest de Sainte-Agathe-des-Monts.

L'instructeur du pilote, qui suivait son élève à distance en l'appelant sur son cellulaire et l'attendait à Mirabel, a alerté les autorités lorsqu'il a constaté que l'appareil ne s'était pas posé comme prévu vers 13h et qu'il n'était plus capable de contacter M. Trottier.

Selon le BST, il est probable que l'apprenti pilote se soit retrouvé confronté à de la bruine verglaçante en arrivant dans les environs de Sainte-Agathe-des-Monts. Son tracé de vol démontre qu'il a diminué son altitude rapidement, possiblement en vue de conserver ses repères visuels.

«La collision de l’hélicoptère avec les arbres à la suite de la descente rapide a entraîné un impact violent avec le relief», a poursuivi le BST.

L'organisme fédéral remet en question la décision de permettre à l'apprenti pilote de voler. «Le vol en solo a été autorisé malgré les conditions météorologiques inférieures aux minimums stipulés dans le programme d’entraînement en vol et la possibilité de bruine verglaçante», a souligné le BST.

Après l'écrasement, la Sûreté du Québec et les Forces armées canadiennes avaient été mises à contribution pour retrouver la carcasse de l'hélicoptère, finalement repérée le lendemain. La balise de détresse de l'hélicoptère, bien qu'en état de fonctionnement, était désactivée, a souligné le BST. Les enquêteurs n'ont pas été en mesure d'expliquer pourquoi.