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La candidature de Jean Charest serait dangereuse, estime le sénateur Housakos

Agence QMI

Marc DesRosiers

Le sénateur conservateur Leo Housakos estime qu’une éventuelle candidature de Jean Charest dans la course à la succession d’Andrew Scheer représente un «danger potentiel» pour la formation politique.

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«Personnellement, j’ai beaucoup de difficulté à appuyer la candidature d’une personne qui est sous enquête criminelle», a-t-il dit lundi en entrevue avec notre Bureau d’enquête

M. Housakos faisait référence au fait que l’ex-premier ministre du Québec est toujours une personne d’intérêt dans l’enquête Mâchurer de l’Unité permanente anticorruption.

«C’est irresponsable pour un candidat de mettre le parti dans une position dangereuse», a-t-il ajouté.

Selon le sénateur, la candidature de M. Charest devrait être écartée d’emblée par le Parti conservateur du Canada (PCC) en raison des soupçons qui pèsent sur lui.

Si l’ex-leader du Parti libéral du Québec arrivait à devenir chef conservateur, M. Housakos soutient que les règles du PCC l’empêcheront d'être candidat au prochain scrutin fédéral contre les libéraux de Justin Trudeau. «Il n’aura pas le droit de se présenter pour un parti dans une élection éventuelle. C’est ridicule!», a lancé le sénateur.

Quoi qu’il en soit, M. Housakos a déjà indiqué précédemment qu’il ne croit pas que M. Charest a des chances de remporter la course au leadership du PCC. Il n’a pas les appuis nécessaires, selon le sénateur qui se range derrière la candidature à venir du Franco-Albertain Pierre Poilievre.

Jean Charest a dirigé le Parti progressiste-conservateur du Canada de 1993 à 1998. La formation a, par la suite, fusionné avec l'Alliance canadienne, donnant naissance au Parti conservateur d'aujourd'hui.

Premier ministre libéral du Québec de 2003 à 2012, Jean Charest doit annoncer dans les prochains jours s'il se portera candidat pour succéder à Andrew Scheer.

Peter Mackay, ex-ministre du gouvernement de Stephen Harper, a déjà confirmé qu’il briguera les suffrages des membres conservateurs. La députée ontarienne Marilyn Gladu et l'homme d'affaires torontois Bobby Sing ont aussi indiqué qu’ils seront de la partie.

Le député de la région d’Ottawa Pierre Poilievre se prépare de son côté à se lancer.

La course à la direction du PCC a été officiellement lancée la semaine passée et doit se conclure par l’élection du prochain chef le 27 juin, à Toronto.

- Avec Alexandre Robillard, Bureau d'enquête

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