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Un bébé du nom de «Snow» voit le jour durant le blizzard à Terre-Neuve

Jérémy Bernier - Le Journal de Montréal

Le petit Levi Jacob Snow est né dans la nuit du 17 janvier dernier à Saint-Jean de Terre-Neuve, alors qu’un blizzard record apportait plus de 76 cm de neige sur le territoire.    

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Kyle Snow était très anxieux quand sa conjointe, Shaundell Dee, a commencé à avoir des contractions tôt vendredi matin. Non seulement son fils n’était prévu que pour la fin du mois, mais en plus, un blizzard les attendait au détour.   

«C’était fou!, s’exclame d’entrée de jeu M. Snow, en entrevue téléphonique avec Le Journal de Montréal, lundi matin. Il n’y avait pas de neige quand on est parti de la maison à 3h30 du matin. Mais dans les sept minutes que ça a pris pour se rendre à l’hôpital, c’était le blizzard le plus total.»    

«Évidemment, on m’a fait beaucoup de commentaires concernant la naissance de mon fils en raison de notre nom de famille et des circonstances qui ont mené à sa naissance», raconte-il.   

Mentionnons que «Snow» signifie «neige» en anglais.   

Photo courtoisie

Prêt à tout  

Ancien militaire, le père de famille savait qu’il vaut mieux être trop équipé que pas assez lorsqu’une situation d’urgence se prépare.   

«Dans ma voiture, j’avais des bottes et des vêtements en plus, des couvertures, de la corde, des pelles, etc. J’ai apporté tout ce à quoi je pouvais penser, si jamais quelque chose arrivait. La préparation est la clef.»   

Il avoue toutefois que c’est surtout en raison de la grossesse avancée de sa conjointe qu’il a pris autant de précautions pour s’assurer d’être prêt à toute éventualité.   

Photo courtoisie

Entraide  

Au surlendemain de la naissance du jeune Levi Jacob Snow, dimanche après-midi, l’heure était à se demander comment retourner à la maison. L’état d’urgence avait été déclaré et le centre hospitalier ne voulait pas laisser aller le couple à moins d’être certain qu’il avait un chemin dégagé pour rentrer.   

«J’ai demandé des photos du secteur sur les réseaux sociaux pour savoir si c’était sécuritaire. Quand j’ai vu les images, j’avais en tête de me rendre le plus près possible et de pelleter jusqu’à mon entrée», raconte M. Snow.   

Photo courtoisie

Sauf qu’à son arrivée, une quinzaine de voisins, amis et proches avaient déjà dégagé une bonne partie de la route, de sa cour et de son entrée. Ils avaient vu son message sur les réseaux sociaux et avaient décidé de mettre l’épaule à la roue pour assurer le retour de l’enfant à la maison en toute sécurité.   

«Je n’aurais pas pu faire tout ça seul. Je serais probablement encore en train de creuser. Encore aujourd’hui, tout le monde s’entraide pour dégager les terrains et les routes», soutient-il.

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