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Discussions entre Bombardier et Alstom

Agence QMI

Le constructeur québécois Bombardier songe à fusionner sa division transport, filiale basée à Berlin, avec celle du groupe français Alstom.

La compagnie québécoise serait en pourparlers avec Alstom dans le but de fusionner leurs entreprises ferroviaires, a rapporté mardi l’agence Bloomberg, citant des sources proches du dossier. Il s’agirait de discussions préliminaires, indique-t-on, commencées avant les mauvaises nouvelles de la semaine dernière.

En publiant des résultats préliminaires pour son quatrième trimestre et l’exercice 2019, Bombardier a indiqué jeudi dernier que ses revenus pour l’année seront de 4% inférieurs à ses prévisions précédentes, alors que ses bénéfices d’exploitation seront de 33% moins importants que prévu.

À la recherche de capitaux additionnels, la compagnie, qui cumule une dette de plus de 9 milliards $ US, a aussi dit qu’elle réévaluait sa participation en cours dans la Société en commandite Airbus Canada (SCAC), formée dans la foulée de la cession de son programme de la C Series à Airbus en 2018.

Cette série de nouvelles a fait reculer l’action de l’entreprise, qui a terminé la journée de jeudi, en baisse de près de 32%, à la Bourse de Toronto. Mardi, le titre a crû de 5,74% ou 7 cents pour atteindre 1,29 $.

Ce n’est pas la première fois que Bombardier Transport fait l’objet de rumeur de fusion. Déjà, en 2015, le «Wall Street Journal» rapportait des pourparlers avec le géant allemand Siemens dans le but de fusionner leurs entreprises ferroviaires.

Afin de concurrencer la Chine dans le domaine de la construction ferroviaire, Siemens négociait aussi avec la française Alstom. Les deux entreprises ont même signé un protocole d'accord en 2017 pour créer un «champion européen de la mobilité» avec un chiffre d’affaires de 21,8 milliards $ (15,3 milliards d’euros) et un résultat d’exploitation ajusté de 1,74 milliard $ (1,2 milliard d’euros).

En février dernier, la Commission européenne a toutefois mis son veto à la fusion entre Alstom et Siemens, estimant qu'elle aurait été néfaste pour la concurrence.

Si une entente était conclue entre Bombardier et Alstom, elle devra aussi obtenir le feu vert des autorités réglementaires.

Rappelons que la Caisse de dépôt et placement du Québec détient une participation de 30% dans Bombardier Transport depuis 2015.