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Jean Charest ne sera pas candidat à la direction du Parti conservateur

Agence QMI

L’ex-premier ministre Jean Charest a confirmé qu'il ne sera pas candidat dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC).     

M. Charest a notamment expliqué qu'il a «certains principes qui n'ont pas changé» et qui ne seraient pas compatibles avec la philosophie actuelle du PCC.     

«C'est un état des lieux que j'ai fait. J'ai une vie personnelle, une vie familiale heureuse et une vie professionnelle qui est également très active», a affirmé l'ancien premier ministre du Québec dans un communiqué.     

M. Charest a aussi fait valoir que les règles de la course au leadership rendent difficile la candidature de toute personne issue de l’extérieur du PCC.     

«Les échéanciers sont très serrés. Ça ne donne pas beaucoup de temps pour recruter des nouveaux membres et mettre sur pied une organisation nationale», a-t-il plaidé.     

Le bruit courait depuis décembre que l’ex-chef du Parti libéral du Québec songeait à revenir en politique en tentant de succéder à Andrew Scheer à la tête du PCC.     

Selon les informations de TVA Nouvelles, M. Charest avait déjà réservé les services de Norm Vocino pour diriger sa campagne. Ce dernier avait travaillé auprès de M. Scheer dans la précédente course au leadership, en 2017, après avoir été dans le camp de l’homme d’affaires Kevin O’Leary.     

Jean Charest a dirigé le Parti progressiste-conservateur du Canada de 1993 à 1998, avant que la formation ne fusionne avec l'Alliance canadienne pour donner naissance au Parti conservateur d'aujourd'hui.     

M. Charest est toujours ciblé par l’enquête Mâchurer de l’Unité permanente anticorruption.     

Le fait qu’il soit une personne d’intérêt dans une enquête criminelle ne l'aurait toutefois pas automatiquement disqualifié de la course.     

Le prochain chef du PCC sera élu le 27 juin, au terme d’un congrès à Toronto. Ceux qui désirent se porter candidats ont jusqu'à la fin février pour se manifester.     

Parmi les aspirants-chefs qui ont confirmé leurs intentions figure Peter Mackay, qui a aussi été chef des progressistes-conservateurs en plus d’être ministre dans l’ancien gouvernement de Stephen Harper.     

La députée ontarienne Marilyn Gladu et l’homme d’affaires torontois Bobby Singh ont aussi confirmé qu'ils se lanceraient     

Le Franco-Albertain et député de la région d’Ottawa Pierre Poilièvre devrait leur emboiter le pas prochainement.