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L’immobilier fracasse des records dans la région de Québec

Jean-Michel Genois Gagnon | Journal de Québec

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

L’immobilier résidentiel a fracassé des records en 2019 dans la région de Québec. La vente de copropriétés a entre autres explosé de 23%.  

Depuis le tournant des années 2000, année où les données ont commencé à être compilées, selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), il ne s’est jamais vendu autant de maisons, de condos ou de multilogements (8307, +16%) que l’an dernier.  

Ce sont 1883 copropriétés et 5842 résidences (+15%) qui ont changé de mains en 2019 avec l’aide d’un courtier immobilier dans la RMR de Québec, qui couvre essentiellement le territoire des villes de Québec et de Lévis.  

Les délais de vente, en raison de la forte croissance de la demande, ont également chuté de 4 jours (132) pour l’ensemble de l’offre résidentielle.  

«C’est un nouveau départ pour la région. Après des années un peu plus calmes, on voit une augmentation importante de la demande», indique Charles Brant, directeur du service de l’analyse du marché à l’APCIQ.  

Hausses  

Selon les données présentées mardi, ce sont tous les quartiers de Québec qui ont connu une hausse du nombre de transactions immobilières. Les secteurs ayant enregistré les plus fortes croissances sont La Cité–Basse-Ville et Limoilou (24%) ainsi que Cap-Rouge et Saint-Augustin (33%).   

D’ailleurs, en novembre, Le Journal écrivait qu’une transaction record avait été effectuée en Basse-Ville, alors qu’un condominium de 2800 pi2 du Vieux-Limoilou avait trouvé preneur pour 800 000$.   

«On voit que le secteur de la copropriété a volé la vedette à l’unifamiliale. Ce n’est pas quelque chose qu’on voit tous les ans. L’unifamiliale reste tout de même encore le type de propriété le plus populaire», dit M. Brant.   

Au cours des dernières années, le marché des condos a enregistré plusieurs diminutions de prix de vente après avoir été plombé par une hausse des constructions. Cette tendance semble maintenant chose du passé alors que le prix médian est resté stable (192 000$).  

En raison de l’importante offre sur le marché, l’acheteur est toutefois encore le roi lors d’une transaction.  

Pour l’unifamiliale, les prix de vente ont bondi de 3% (259 900$). Le marché a renoué avec l’équilibre en 2019. Ce qui signifie que ce n’est plus nécessairement l’acheteur qui a l’avantage lors d’une transaction.   

Cette bonne performance des derniers mois s’expliquerait notamment par la vigueur du marché de l’emploi, l’augmentation du nombre d’immigrants, les faibles taux d’intérêt et le vieillissement de la population   

Selon l’APCIQ, le prix des maisons et des condos devrait continuer de grimper en 2020, et les délais de vente pourraient encore diminuer.  

«Le nombre de transactions devrait enregistrer un nouveau sommet de 8950 ventes (+8%) en 2020», conclut M. Brant.  

  

  

Source: Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ)