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Pire hausse en 20 ans de l'utilisation du transport en commun

Guillaume Pelletier et Camille Dauphinais-Pelletier | Agence QMI

GEN-AUTOBUS-STM

Joël Lemay / Agence QMI

L’utilisation du transport en commun n’a progressé que de 4 % entre 2013 et 2018 dans la Grande région de Montréal, soit la hausse la plus faible en 20 ans.

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Pour les trois plages de cinq ans précédentes, les déplacements en transport en commun avaient progressé respectivement de 10 %, 17 % et 9 %, recense la plus récente Enquête Origine-Destination de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM).

À ce rythme, la Communauté métropolitaine de Montréal aura de la difficulté à atteindre son objectif de 30 % d’utilisateurs du transport collectif; la proportion n’est passée que de 23 % à 24 % en cinq ans.

Dans l’Enquête, on apprend que les gens qui vivent à Montréal et Longueuil sont 4 % plus nombreux qu'avant à utiliser le transport collectif pour se déplacer lors de l’heure de pointe matinale. Cette petite progression s’observe aussi sur la Couronne Sud (6 %) et la Couronne Nord (3 %), mais pas à Laval (0 %).

Malgré l’engouement pour la cause environnementale, ces hausses sont minces par rapport à celles qui ont été observées depuis la première enquête en 1998, qui dépassaient parfois les 50 %.

L’ouverture des lignes de train de banlieue Mont-Saint-Hilaire et Candiac au début des années 2000 et la prolongation de la ligne orange du métro à Laval en 2007 ont vraisemblablement fait bondir les chiffres.

De la même façon, l’interruption du service sur la ligne de train Deux-Montagnes, qui débutera en mars et durera jusqu’à la fin 2023, contribuera sûrement à plomber ceux-ci jusqu’à l’ouverture des diverses antennes du Réseau express métropolitain (REM).

Voitures incluses

Non seulement moins d’une personne sur quatre utilise le transport en commun lors de l’heure de pointe matinale dans la Grande région de Montréal, mais parmi eux, certains utilisent aussi leur voiture.

Les chiffres de l’ARTM pour le transport collectif incluent les «déplacements bimodaux», c’est-à-dire lorsqu’une personne utilise par exemple sa voiture pour se rendre à une gare de train, une station de métro ou un terminus d’autobus. Selon les chiffres contenus dans l'Enquête, c’est le cas de quelque 78 000 déplacements quotidiens.

- Avec la collaboration de Dominique Cambron-Goulet, 24 Heures

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